Sparkster (Super Nintendo)
Le 19 avril dernier, j'ai également terminé Sparkster sur SNES en modes normal et hard. Il est à noter qu'il est indispensable de terminer le mode hard pour jouer une petite séquence supplémentaire permettant d'affronter le véritable boss de fin (qui n'apparaît pas en mode normal). Sparkster sur SNES est un jeu que j'avais acquis lors de sa sortie en France et qui m'a donc laissé d'excellents souvenirs, mais j'essaierai (comme d'habitude
) de rester objectif.

Sparkster impressionne d'emblée avec un premier stage riche en effet graphiques : les rochers se transforment en soldats par un effet de morphing très réussi, un brouillard noir se déplace avec un effet de distorsion, et l'étang reflète les montagnes, notre héros, et les ennemis. Outre la beauté graphique, ce qui frappe d'emblée est la qualité de la jouabilité. Elle a été fignolée à l'extrême par Konami, avec des sauts très souples et agréables à exécuter. Les projections avec le jet pack sont faciles à réaliser et s'effectuent de la même façon que dans Rocket Knight Adventures (en maintenant le bouton appuyé pour charger une jauge). La manette SNES apporte une véritable plus-value en permettant d'effectuer un petit salto avant ou arrière avec les boutons L et R. Ce mouvement est notamment utile en fin de projection avec le jet pack. Ensuite, le souci du détail peut s'apprécier dès les premières secondes de jeu, puisqu'on aperçoit en arrière plan le premier demi-boss (un robot singe orange) prendre son envol dans le ciel. Cette qualité de finition se maintient tout au long du jeu. La bande-son n'est pas en reste : entraînante et mélodieuse, elle accompagne à merveille l'action. La plupart des thèmes sont communs à la version Super Famicom et la version MegaDrive, avec pour moi un très net avantage à la version SFC, bien plus agréable à écouter.
Cette version SNES de Sparkster propose donc de mon point de vue la meilleure réalisation (graphismes et musiques) et la meilleure jouabilité de la trilogie sur 16 bits. Ce tableau peut paraître idyllique, mais pourtant cet épisode s'avère imparfait, en raison du contenu de certains stages. Si certains sont funs à jouer, d'autres le sont moins. Le premier niveau ne constitue qu'une mise en jambes, assez similaire à celle de Rocket Knight Adventures, qui permet de se familiariser avec l'utilisation du jet pack et avec la capacité à se suspendre aux branches. Le second stage laisse une impression plus mitigée : l'environnement de l'usine n'est pas très engageant et propose probablement la musique la moins réussie du jeu (même si elle reste tout à fait tolérable). Ce deuxième stage met l'accent sur l'exploration, avec plusieurs cheminements possibles, des bonus cachés, des pièges (on peut se faire aplatir par les machines si on ne demeure pas vigilant), et quelques idées (un écran blanc ne laissant apparaître que la silhouette des personnages, de la peinture rouge...) Le troisième stage, lui, apporte de la variété en plaçant notre héros à dos d'autruche mécanique pour un niveau à défilement rapide, plus impressionnant que réellement prenant. Le quatrième stage se déroulant dans un sous-marin se révèle intéressant à jouer et rappelle certaines séquences de Rocket Knight Adventures : il faut utiliser le jet pack pour accélérer et ne pas se laisser submerger. Le cinquième stage a pour environnement une pyramide au level design assez chaotique : les différentes sections du stage sont déterminées de façon aléatoire lorsque Sparkster frappe les portes. C'est original, mais pas très carré.
En fait, le stage plus décrié est sans doute celui se jouant comme un shoot-them-up. Bien qu'il apporte de la variété et que le tir partant en diagonale constitue un clin d'oeil appréciable à Axelay, il n'est pas spécialement réussi (sans toutefois être raté). Il se termine par un combat de boxe à bord de robots qui aura frustré plus d'un joueur : lorsqu'Axel passe en mode "berserk", il devient alors inarrêtable. Pour moi, cet affrontement présente néanmoins un intérêt tactique : il nécessite de tester différentes approches (offensive, défensive, au corps à corps, ou à distance en utilisant le tir) jusqu'à trouver la bonne méthode. Je le préfère en tout cas largement au combat de boxe de la version MegaDrive qui nécessite seulement de répéter une douzaine de fois la même parade et la même attaque. Ma stratégie pour vaincre Axel à la fin du septième stage sur SFC (aussi bien en mode normal qu'en mode hard) est la suivante : débuter de façon très offensive en enchaînant les crochets et en visant le centre du robot adverse. Lorsqu'il sera proche de la défaite, Axel se mettra alors en garde. C'est à ce moment qu'il faut en profiter pour casser ses deux bras, en spammant de coup de poings ses deux gants, l'un après l'autre. Il faut faire très vite, car Axel ne reste en garde que durant une période de temps assez courte, avant d'enchaîner les coups de poing sans qu'on puisse l'arrêter. Une fois ses deux bras cassés, Axel devient alors totalement inoffensif.
Points forts :
- Le plaisir de retrouver Sparkster et son jet pack sur Super Famicom, après le premier opus exclusif à la MegaDrive
- Un réalisation de toute beauté, avec des graphismes scintillants, une mise en couleur harmonieuse très agréable à l’œil, et de multiples effets
- Une jouabilité très souple, agréable, et précise. La possibilité d'effectuer des pirouettes à l'aide des boutons L et R apporte un véritable plus.
- Une qualité de finition irréprochable, avec un sens du détail admirable
- Une excellente bande-son avec seulement une piste en retrait (celle du second stage)
- Une bonne replay value, le mode hard apportant une séquence supplémentaire
Points faibles:
- Un level design plus chaotique que celui de Rocket Knight Adventures. Dans l'ensemble, la façon dont se déroulent les stages est moins réussie que celle de Rocket Knight Adventures, qui était plus carré et plus prenant, et proposait plus de dynamisme avec des séquences très différentes au sein d'un même niveau.
- Le fait de mettre davantage l'accent sur l'exploration dans certains stages rend l'action un peu moins palpitante que celle de Rocket Knight Adventures, mais ce défaut n'est pas aussi prononcé que dans la version MegaDrive de Sparkster
- Etant moins agréables à jouer que les autres, les stages 2, 7, voire 8, se situent un peu en retrait
Note objective : 89%
Note subjective : 91%
Un produit de haute qualité auquel il ne manquait pas grand chose pour égaler le premier Rocket Knight Adventures. Sur certains aspects (réalisation et jouabilité), Sparkster est supérieur à ce dernier, mais il donne parfois l'impression de s'égarer en oubliant le plaisir que peut procurer un level design simple et efficace.

























