Soul Blazer / Illusion of Gaia / Terranigma


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    Je me relance dans cette fabuleuse trilogie de Quintet.

    Pour bien débuter, j'ai évidemment commencé par terminer Soul Blazer sur Super NES US !

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    Sorti peu avant (31 janvier 1992) l'arrivée de la Super Nintendo en France (avril 1992), Soul Blader était un jeu adulé par les fans de la Super Famicom de la première heure. Il faisait partie de la deuxième fournée de grands hits de la Super Famicom au même titre qu'un Contra Spirits ou qu'un Super Formation Soccer. Le jeu était parfois considéré à tort comme la suite d'ActRaiser, dans la mesure où il s'agissait du deuxième jeu de Quintet après celui-ci, et qu'il en reprenait la librairie de bruitages. Sa sortie en France ne s'est faite qu'à la fin de l'année 1994, soit presque 3 ans plus tard, et le jeu avait forcément un peu vieilli, alors que la Playstation était déjà sortie au Japon ! Les critiques en France avaient donc parfois été un peu dures, et n'avaient pas vraiment rendu hommage à ce petit chef-d’œuvre.

    Aujourd'hui, Soul Blazer se révèle un titre qui déclenche immédiatement un sentiment très puissant de nostalgie, notamment grâce à une bande-son fabuleuse, d'un style assez unique avec beaucoup de poésie, et un brin de mélancolie (le compositeur Yukihide Takekawa avait voulu créer des compositions qui puisse être savourées indépendamment du jeu). Les souvenirs reviennent immédiatement : les nids d'ennemis à éliminer, les nuages et les chèvres du premier village, Lisa et le Dr Leo... La nostalgie pourrait donc fausser l'appréciation de ce titre, mais objectivement, on ne peut que lui reconnaître l'originalité de sa structure. La façon dont Soul Blazer est agencée était en effet totalement unique pour l'époque : les villes se débloquent par portion, au fur et à mesure de l'avancée dans les donjons. On navigue donc entre les deux, au fil de l'élimination des nids d'ennemis. Quintet avait donc commencé par deux titres très originaux dans leur structure (ActRaiser et Soul Blader) avant de faire beaucoup plus classique par la suite avec ActRaiser 2 et Gaia.

    Points forts :

    • Un level design original, intelligent, et parfaitement exécuté, qui permet de faire apparaître les demeures et les habitants des villes petit à petit
    • Un peu de recherche et d'astuce sont nécessaires pour avancer (retourner au bon endroit, utiliser le bon item)
    • Le jeu n'est pas linéaire, il est nécessaire de revenir en arrière plusieurs fois
    • Une bande-son magnifique, qui procure un fort sentiment de nostalgie, qui dénotait dans l'univers du jeu vidéo (comme celle d'ActRaiser)
    • La réalisation était de grande qualité pour l'époque, avec notamment l'utilisation de multiples effets

    Points faibles :

    • Avec le recul, Soul Blazer est beaucoup trop facile. Les boss peuvent requérir quelques essais afin de comprendre comment les vaincre, mais ensuite l'exécution est trop aisée, le joueur disposant d'une trop grande marge.
    • Eliminer les nids d'ennemis (les "lairs") les uns après les autres peut forcément sembler répétitif au bout d'un moment
    • Le maniement du héros est un peu rigide (impossible de se déplacer en diagonale par exemple)
    • Quelques éléments me semblent un peu trop bien cachés, notamment ceux qui requièrent de pousser des objets (on n'y pense pas spontanément)
    • Obtenir tous les bracelets n'est pas très simple, mais la récompense n'est pas vraiment à la hauteur :laughing:

    Chef d'oeuvre d'originalité et de poésie, Soul Blader était à l'époque sans arrêt comparé à Zelda, alors que sa structure, ses mécaniques, et son ambiance onirique diffèrent complètement. Il s'agit d'un titre à part dans la ludothèque Super Famicom, à apprécier pleinement, sans le comparer aux autres Action-RPG de la machine, tant il est différent.

    Note objective : 88%
    Note subjective : 92%


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