J'ouvre le topic dédié à la PC-FX avec le test de Miraculum.
Miraculum: The Last Revelation (PC-FX)

Miracle : un bon jeu sur PC-FX ?
La ludothèque de la PC-FX souffre d'une grande pauvreté, aussi bien qualitative que quantitative (seulement 55 jeux officiels ont vu le jour sur cette machine). Pour un gamer, la recherche de réels bons jeux sur ce support s'avère compliquée. Le seul soft à m'avoir vraiment convaincu est Chip Chan Kick! que je trouve meilleur que Parasol Stars. Sur PC Engine ou Super Famicom, il s'agirait d'un jeu d'appoint, mais sur PC-FX, cela devient un jeu star ! Zenki bénéficie d'une réalisation et d'une jouabilité de qualité, mais son déroulement ne m'a guère enthousiasmé : il est principalement constitué de longs dialogues qu'on ne peut pas zapper, auxquelles succèdent des phases de baston en 1 Vs 1, avec quelques rares séquences d'action avec scrolling. Quant à Zeroigar, je l'ai trouvé plutôt bon, avec une bonne replay value et plusieurs modes de jeu intéressants, mais il se situe quand même assez loin des meilleurs shoot-them-up verticaux de la PC Engine.
C'est dans ce contexte un peu morose que j'espérais trouver en Miraculum un RPG intéressant, voire captivant. Ce produit de Ray Force a d'ailleurs plutôt bonne réputation. Réalise-t-il le miracle de procurer du plaisir de jeu sur PC-FX ? Réponse à la fin du test. (Dans un registre différent, mon autre espoir sur la machine repose sur JB Harold Blue Chicago Blues dont le cas sera peut-être abordé ultérieurement)
La première incursion de Ray Force sur 32 bits
Après Startling Odyssey I, II, et Star Breaker sur PC Engine, Ray Force passe sur 32 bits avec ce Miraculum sur PC-FX. (Il est à noter que c'est Ray Force qui se chargera d'adapter Eiyuu Densetsu III sur Saturn dans une version spécifique à la machine nommée Shiroki Majo) Les premières impressions sont très bonnes : la réalisation semble de bonne facture, le jeu gère le passage du temps (martin, journée, et soir) et les intempéries (pluie et neige), et les musiques sont agréables. Les progrès de Ray Force par rapport à Startling Odyssey II et ses musiques de cirque sont criants ! De plus, la police de caractères est particulièrement lisible, ce qui permettra aux joueurs souhaitant pratiquer la lecture du japonais et des kanjis de s'entraîner avec plaisir.
Assez sombre par son scénario, Miraculum narre les aventures de Jay Claude, un ancien paladin de l'empire qui a déserté, suite au comportement erratique de l'empereur. Ce dernier a passé un pacte avec un démon, et cherche à ressusciter une certaine créature. On rencontre les anciens coéquipiers de Jay tout au long du jeu. Certains, qui ont toujours eu un complexe d'infériorité par rapport à Jay, en profitent pour en découdre, quand d'autres demeurent des alliés.
Points forts :
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Le début du jeu est très engageant
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Un scénario bien écrit, comptant l'épopée de personnages aux personnalités bien établies.
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La consistance du jeu : Ray Force ne s'est pas moqué des joueurs en proposant une aventure longue, un monde imposant, des villages étendus, et des donjons vastes et assez bien conçus. Il faut compter environ 45 à 50 heures pour en venir à bout. Un post game est même proposé !
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La réalisation graphique est convenable, à défaut d'être impressionnante. L'ensemble se révèle coloré et plutôt agréable. Le cycle jour/nuit et les intempéries ajoutent une certaine variété visuelle. Les scènes importantes sont illustrées par des FMV assez bien réalisée.
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Les items permettent de gagner des XP simplement en marchant sont motivants
Points faibles :
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Une bande-son au départ très agréable, mais finalement un peu trop générique, à l'image du jeu
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Le jingle annonçant un combat devient vite insupportable
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Des combats répétitifs et sans grand intérêt. La montée en level est longue et fastidieuse, les affrontements sont donc peu motivants.
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La fuite échoue souvent, sauf à la fin, quand le level élevé des personnages permet un plus haut taux de réussite. Durant la majorité du jeu, il s'avère donc rarement possible de s'épargner ces combats ennuyeux, sauf lorsque l'on revient dans d'anciennes régions.
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Même les boss ne permettent pas de relever le niveau : pour la plupart, ils sont juste longs à vaincre mais ne posent pas de difficultés particulières.
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Le caractère infernal de quelques donjons (les palais) labyrinthiques
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Les possibilités de configuration de son équipe sont bien trop limitées : les personnage sont toujours imposés et seules la répartitions des puissants équipements (à la fin du jeu) et la distribution des items permettant d'améliorer les différentes caractéristiques des combattants permettent un peu de customiser sa team. Tactiquement, c'est bien trop pauvre.
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Certains passages nécessite d'enchaîner plusieurs heures de jeu sans sauvegarde



RK2 est donc de loin l'épisode le plus faible de la triologie 16 bits. Il se fait exploser par la version SFC, qui est à la fois plus belle et plus intéressante à jouer. Et il n'arrive bien sûr pas à la cheville de son illustre aîné, le fabuleux RK1.









