Phantasy Star III terminé 2 fois !

J'ai obtenu 2 fins sur les 4 possibles. Voici mon cheminement :
- Rhys (mariage avec Lena) > Nial (mariage avec Laya) > Adan
- Rhys (mariage avec Maia ; j'avais conservé une sauvegarde, je n'ai pas refait le scénario de Rhys) > Ayn (mariage avec Thea) > Sean
La cartouche MegaDrive ne permet de sauvegarder que deux fichiers, pour obtenir les 2 autres fins, je serai donc obligé de refaire les scénario et Rhys, Nial, et Ayn, si je souhaite un jour obtenir les 2 autres fins.

Phantasy Star III est probablement l'épisode le moins aimé de la série. Il est nettement moins populaire que le IV et le II, pour de multiples raisons. Alors qu'il existe clairement une continuité et un univers commun à PS I, PS II, et PS IV, le troisième épisode relève davantage d'un épisode "gaiden". Il ne propose pas un environnement sci-fi mais une ambiance médiévale qui semble sortie de nulle part au premier abord (il existe néanmoins une raison à cela, que je ne dévoilerai pas). Ensuite, la réalisation s'avère très inégale, voire bâclée par certains aspects : les villages sont vides, les combats atroces et quasiment dénués d'intérêt, et les déplacements sont d'une lenteur presque légendaire.
Et pourtant, Phantasy Star III n'est pas loin d'être mon épisode préféré. Tous ces défauts sont largement compensés par une conception que je trouve brillante.
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L'univers est gigantesque, cohérent, et bien pensé : il est composé de huit mondes et deux lunes à explorer. Le passage d'un monde à l'autre peut se faire via des cavernes ou bien des temples si l'on dispose de l'item nécessaire. Il est également possible de gagner du temps en utilisant les "aéroports". Chaque carte est complexe et été élaborée avec soin. Aucun monde n'a été bâclé. La qualité de ce travail particulièrement homogène est à souligner.
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Phantasy Star III se joue sur 3 générations. Cette idée, révolutionnaire en 1990, relève tout simplement du génie. Rares étaient les jeux à partager ce concept : dans les années 90, il y a notamment eu Dragon Quest V en 1992 et Fire Emblem Seisen no Keifu en 1996. Dans Phantasy Star III, à la fin de chaque scénario, on a le choix entre deux épouses, et l'aventure suivante dépend du choix effectué. A chaque aventure, on revisite donc les mondes de Phantasy Star III avec des cheminements différents. Tout comme Phantasy Star I et II, Phantasy Star constitue donc une merveille dans son déroulement, qui ne souffre d'aucune linéarité.
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Le scénario est très bien écrit. La réalité du monde de Phantasy Star III est à la fois surprenante et géniale. Il existe une multitude de personnages, dont certains sont communs à plusieurs générations.
Si Phantasy Star III s'avère brillant dans son écriture et sa conception, en revanche, des problèmes majeurs sont malheureusement à souligner dans l'exécution :
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Mon grief principal se situe au niveau des combats : ils sont tout simplement atroces. Dès le premier affrontement, on sent que quelque chose cloche, lorsqu'on prend connaissance de l'interface jaune peu explicite et qu'on aperçoit un poussin en guise d'adversaire. Les ennemis sont laids, de mauvais goût, voire ridicules (lorsqu'ils attaquent, certains bougent seulement un doigt !). La façon dont la musique varie en fonction de la tournure que prend le combat est originale, mais le thème de base évoque davantage un marteau-piqueur qu'un orchestre symphonique (j'ai vraiment cru qu'il avait des travaux à l'extérieur de chez moi lors du premier affrontement). L'interface est d'une ergonomie médiocre : donner un ordre à chaque personnage constituerait presque une corvée. Et enfin, tous les combats sont beaucoup trop faciles et donc dénués d'intérêt, mis à part l'affrontement final. On passe le plus clair de son temps à marteler le bouton C de la manette. Fortement heureusement, ces combats sont plutôt rapides et d'une fréquence raisonnable. (Mieux réglée que celle de Phantasy Star IV) Mais quelle régression par rapport à Phantasy Star II qui permettait de voir ses personnages représentés de dos !
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Les villages, vastes et vides, laissent une impression étrange de jeu mal fini. Ils ne paraissent pas du tout vivants et ne contiennent que quelques habitants débitant des indices plutôt cryptiques. Ce défaut m'apparaît toutefois très secondaire comparé à celui des combats.
Points forts :
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Des mondes bien structuré qui forment un univers homogène et cohérent.
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On l'oublie, mais les fins graphismes de PS III étaient très beaux pour un RPG de 1990-1991. Les passages d'un monde à l'autre sont notamment magnifiques, et les villes sont plutôt jolies, bien qu'elles manquent de variété et de détails.
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Une bande-son envoûtante
Poins faibles :
(A suivre)


) malheureusement totalement inutile à la fin du jeu.





