Le Blog de Kurush (Topic du Palmarès)



  • Entièrement d'accord avec toi, les 2 ne boxent clairement pas dans la même catégorie ! Ridge Racer est un jeu phare de la ludothèque PlayStation alors que Motor Toon est destiné à disparaitre dans les limbes vidéoludiques, oublié de tous ou presque...



  • Les Schtroumpfs (Game Gear) 27.03.2022

    Petit finish à l’arrache sur Retro Stone histoire de garder le rythme ! ^^

    Le 1cc de DGJX publié il y a quelques semaines m’a donné envie de tester ce petit soft que je connaissais seulement de nom et de réputation :

    Développé par Infogrames pour les consoles 16 bits (MD, SNES et Mega-CD), c’est Bit Managers qui s’est chargé des adaptations sur les 8 bits (NES MS, GB et GG). Il est sorti fin 1994 sur Game Gear (à peu près en même temps que la version MD) et a été testé par la presse spécialisée en janvier 1995.

    Vous incarnez le Schtroumpf costaud qui part à la rescousse de ses 3 compères (le Schtroumpf à lunettes, le Schtroumpf farceur et la Schtroumpfette) enlevés et emprisonnés par l’affreux Zemmour… Euh, Gargamel pardon !

    Visuellement et techniquement, cette version Game Gear fait forte impression avec de gros sprites, des couleurs chatoyantes et des animations travaillées. Les environnements et les ennemis organiques (essentiellement des insectes) respectent la charte graphique de l’œuvre de Peyo. On retrouve même les fameux Schtroumpfs noirs dans le premier niveau. Pas de doute possible, il s’agit d’un des plus beaux titres disponibles sur la portable de Sega !

    Le gameplay s’avère assez basique : un bouton pour courir et l’autre pour sauter. Tout répond au doigt et à l’œil. En vous baissant, vous pouvez interagir avec des objets : des ressorts que vous pouvez déplacer pour atteindre des endroits en hauteur, des cadeaux explosifs gracieusement fournis par le Schtroumpf farceur pour détruire certains ennemis (notamment un boss, le dragon, mais aussi Azraël avant d’affronter Gargamel), ou bien encore une clé pour ouvrir la cage qui sert de prison à vos petits camarades bleus après vous être débarrassé d'un boss…

    Concernant les items, outre les framboises qui vous redonnent quelques points de santé, vous pourrez récolter des feuilles de salespareille (si vous parvenez à en accumuler 25, à vous le 1-up) mais aussi une vie supplémentaire symbolisée par un mini-Schtroumpf. Il faut également mentionner les étoiles, au nombre de 5 par stage. Si vous les obtenez toutes, vous déclencherez aléatoirement un des 3 stages bonus du jeu (la bulle, le barrage ou bien les champignons).

    Les musiques sont parfaitement dans le ton et collent à merveille avec l’univers du jeu, enfantines et enjouées sans être agaçantes.

    La grosse force du jeu selon moi réside dans le fait qu’il propose énormément de variété et de diversité dans les niveaux, si bien que l’on ne s’ennuie jamais. Passage à dos de cigogne, descente en luge, chariot dévalant à toute allure dans une mine d’or, descente d’une rivière en zigzagant entre les troncs d’arbres et les poissons voraces, progresser vers le haut de l’écran en évitant la lave d’un volcan qui remonte inexorablement, jouer les équilibristes sur un tronc d’arbre en rotation, etc. Les niveaux sont très courts (2-3 minutes maximum) et s’enchainent très bien, pas de temps mort !

    Constitué de 12 stages (pardon 12 ''Actes’’), comptez une petite vingtaine de minutes pour le plier. Il propose un minimum de challenge mais reste infiniment plus facile et moins frustrant que les versions 16 bits d’Infogrames, malgré 2-3 stages un peu plus retors (celui du Marais notamment) Il est tout cas beaucoup plus agréable à parcourir ! Vous pouvez de base opter pour le mode de difficulté normal, le jeu étant suffisamment généreux en 1-up et autres items pour que vous n’ayez a priori pas à vous taper l’écran de Game Over.

    A noter que les versions 8 bits (dont cet opus Game Gear) ont été amputées de quelques niveaux par rapport aux versions 16 bits. Un très bon platformer en tout cas, qui n’a pas grand-chose à envier à la version Master System, quasiment identique.

    Note : 16/20

    Reviews de la presse d’époque :

    Joypad #38 (Janvier 1995) : 90%

    Graphismes 15 Animation 17 Son/Bruitage 17 Maniabilité 18

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    Mega Force #35 (Janvier 1995) : 80%

    Son 16/20 Graphisme 17/20 Animation 15/20 Maniabilité 14/20 Intérêt 16/20

    Laurent : « Je dois avouer que c’est un véritable plaisir de voir les Schtroumpfs évoluer sur Game Gear. Ce jeu de plate-formes est tout ce qu’il y a de plus agréable. Des niveaux très variés et nombreux, une bonne dose d’agilité… Bref, tout ce qu’il faut pour bien s’amuser. Par contre, certains passages sont plus que pénibles. Il y en a un notamment qui m’a particulièrement titillé la glande de l’énervement. Il s’agit des Marais (niveau 4). Se déplacer de liane en liane est une vraie plaie, principalement à cause de la maniabilité, qui dans l’ensemble n’est pas fameuse. Autre ombre au tableau, l’animation. Si la plupart des tableaux sont bien animés, il en est d’autres qui sont carrément saccadés. Au début, je croyais que mon écran était ‘’parkinsonnien’’, mais non, les tremblements venaient du jeu. Excepté ces deux petits problèmes techniques, Les Schtroumpfs constitue un bon petit soft, d’une durée de vie correcte. En outre, retrouver les petits êtres bleus est toujours sympa ».

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    Player One #49 (Janvier 1995) : 85%

    En résumé : « Vous qui rêviez d’un nouveau petit jeu de plate-forme mignon et pas trop difficile, ne cherchez plus vous l’avez schtroumpfé ! »

    Player Fun 70%
    Graphisme 80% : « C’est simple et joli. On retrouve sans problème l’ambiance de la BD. »
    Animation 80% : « Rien de bien extraordinaire mais rien de mauvais non plus ! C’est correct. »
    Son 70% : « Lalalala les Schtroumpfs lalala… moi, au bout de dix secondes, je deviens fou ! »
    Jouabilité 80% : « Correct dans l’ensemble, mais le personnage glisse un peu sur le sol. »

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  • Kaitei Daisensou (PS1) 02.04.2022

    Adaptation du hit de Irem sorti en Arcade en 1993, c’est Tushi Jimusho qui se charge du développement de la version PlayStation, Xing Entertainment jouant le rôle d’éditeur. Kaitei Daisensou (« KD ») sort sur 32 bits dans nos contrées courant 1996 sous le nom de « In the Hunt ».

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    Pour la petite histoire, KD a été développé par une petite équipe d’Irem qui quittera ensuite la firme pour aller fonder le studio Nazca, à l’origine de la mythique série Metal Slug.

    Visuellement et techniquement, la filiation avec Metal Slug saute immédiatement aux yeux : le pixel art splendide, l’animation sans faille, le grain typique des productions Irem, la finesse des environnements, la maîtrise totale de la palette de couleurs avec des dégradés superbes. Pour une fois, l’expression « fourmiller de détails » n’est pas galvaudée ! Le niveau de détail des ennemis (les cuirassés notamment), des explosions, des arrière-plans, des éléments destructibles est sans commune mesure… Les boss sont gigantesques et superbement animés, les ennemis de base d’une grande diversité : destroyers, avions, robots amphibies, quelques animaux ici et là (dont une espèce de rascasse/murène des profondeurs assez effrayante)… Ne cherchez pas plus loin : le Pixel Art à son apogée !!!

    En jetant un coup d’œil aux photos que j’ai prises au smartphone, vous noterez rapidement que chaque niveau ou presque (sauf peut-être le deuxième stage) présente une couleur dominante :

    • Le bleu des fonds marins et le blanc de la banquise pour le premier stage prenant place au Pôle Sud, au beau milieu des cachalots
    • Des teintes grises et marrons dans les ruines dont il faut vous extraire (stage 3), poursuivi par un gigantesque golem de pierre
    • Les tonalités bleu turquoise de la ville engloutie balayée par les orages, peut-être le plus beau niveau de tout le jeu
    • Les couleurs très chaudes (dominante de rouge orangée) de la grotte sous-marine du 5ème niveau, dont les nombreux volcans et chambres magmatiques constitueront un danger omniprésent
    • Enfin l’ultime stage qui offre des couleurs gris/bleu du plus bel effet

    Au risque de me répéter, KD fait assurément partie des plus beaux jeux 2D auxquels il m’ait été donné de jouer. Le soin apporté à la direction artistique force l’admiration et le respect !

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    Vous pilotez donc un engin submersible, ce qui apporte un vent de fraicheur par rapport à 99% des autres shmups, se déroulant en général dans les cieux. KD se démarque également par son rythme très posé : ici, pas de scrolling forcé, c’est vous qui le faites défiler (même s’il est impossible de revenir en arrière) et qui imprimez donc votre propre rythme. En résulte un tempo que certains trouveront un peu lent et qui n’avait manifestement pas joué en la faveur de DK à sa sortie, en relisant les tests de la presse spécialisée de l’époque…

    Vous disposez de 3 types d’armes : les torpilles latérales (utilisables avec la croix) et les missiles que vous tirez vers le haut et les mines qui s’enfoncent inexorablement dans les abimes (utilisables avec le rond). Une grande partie du gameplay reposera sur la dualité entre les armes et vous obligera à faire des choix : faut-il d’abord vous débarrasser des hélicoptères et navires en remontant à la surface ou bien plutôt concentrer vos efforts sur les sous-marins ? Quoiqu’il en soit, il vous faudra régulièrement remonter à la surface pour neutraliser les ennemis aériens, qui n’hésiteront pas à vous larguer des bombes et autres mines.

    L’arsenal semble à première vue un peu limité mais en ramassant certains items, vous pourrez changer de torpilles (classiques / aspirantes / explosives) ou de missiles (autoguidés ou bien qui tirent dans la direction de vos déplacements). Dommage quand même que les armes ne se démarquent pas plus les unes des autres, cela aurait permis d’enrichir considérablement le gameplay. Toutes les cent étoiles (bon courage pour réussir à en récupérer autant sans perdre de continue !), vous récoltez un sous-marin supplémentaire.

    Un petit mot rapide sur la bande-son techno, correcte mais dont les compositions ont une fâcheuse tendance à toutes se ressembler… Elles disparaissent derrière les bruitages et explosions assourdissants, ne les mettant pas du tout en valeur… Le thème du boss est par contre plutôt réussi, sans être inoubliable pour autant.

    Côté durée de vie, il faut compter une bonne demi-heure pour venir à bout des 6 stages. Mais ce ne sera pas chose aisée, même avec les 5 continues de base (de mémoire). Voici quelques tips (que je n’ai pas testés) issus du Playmag n°5 (Eté 1996) pour vous faciliter la tâche. L’astuce la plus cheatée consistant sans doute à brancher une seconde manette et à appuyer sur le bouton start quand vous êtes à cours de continues avec le sous-marin que vous contrôlez en temps que Player #1. A noter donc que le soft est jouable à 2 simultanément (sans trop de ralentissements, ô joie !), le rendant encore plus bourrin et un peu moins lisible… La contrepartie d’avoir autant d’éléments graphiques et un tel niveau de détail à l’écran sans doute !

    http://download.abandonware.org/magazines/PlayMag/playmag_numero005/Playmag n°5 (Eté 1996) - Page 143.jpg

    Cette version PS1 propose quelques ajouts intéressants, dont la possibilité de profiter de musiques réorchestrées ou bien d’un bouclier fort pratique. Si vous n’êtes pas féru de PCBs, privilégiez le jeu sur PS1, la version Saturn étant malheureusement entachée de nombreux ralentissements et des temps de chargement plus longs… KD sur PS1 fait donc partie des rares jeux 2D meilleurs sur la console de Sony que Saturn, avec Castlevania SOTN bien sûr… KD sur PS1 se paie même le luxe de gommer pas mal de ralentissements de la version Arcade.

    On pourra reprocher à KD un arsenal un peu limité, un rythme assez lent (mais c’est clairement un parti pris) et la lourdeur du sous-marin. La hitox de votre submersible peut sembler très étendue et donc trop punitive au début mais on finit par se rendre compte avec le temps qu’elle est finalement plutôt réduite. KD a le mérite de se démarquer de la concurrence par son ambiance aquatique, son scrolling non forcé et au risque d’en rajouter une couche, par son esthétique incomparable (qui joue pour beaucoup dans ma note finale). Un shoot sous-estimé à sa sortie qui mérite d’être redécouvert et de faire partie de votre ludothèque si vous aimez le genre.

    Ma note : 16.5/20

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    Si vous souhaitez en apprendre un peu plus sur ce jeu, je vous renvoie vers 2 vidéos très intéressantes :

    • Le test complet (version PS1) par Babigui

    • La vidéo de wahwah sur les origines de Metal Slug (de la 12ème à la 36ème minute) qui revient sur les différences entre les versions Saturn/PS1/Arcade, les sprites et autres éléments graphiques réutilisés ensuite dans Metal Slug

    Notes des canards de l’époque :

    Consoles + # 50 (Janvier 1996) : 89% (« Cette adaptation propose un mode 2 joueurs sympa, mais peu de niveaux… »)

    Présentation 50% Graphismes 92% Animation 79% Musique 70% Bruitages 81% Durée de Vie 80% Jouabilité 75% Intérêt 89%

    « Oui, mais… » pour Elvira : « Un genre un peu oublié sur 16 bits remis au goût du jour pour les consoles 32 bits, qui mettent un point d’honneur à nous sortir leurs adaptations de hits d’arcade. Certes, ça fait toujours plaisir de se défouler sur un bon shoot’em up et In the Hunt a vraiment de quoi séduire : les niveaux se succèdent dans les profondeurs aquatiques et le sous-marin peut tirer devant et au-dessus de lui. C’est beau et l’action ne laisse aucun répit, mais le sous-marin n’est pas rapide et les ralentissements pénibles. De plus, dans certains passages, la cohue d’ennemis et de projectiles est telle que votre survie devient très aléatoire… Et puis, c’est bien beau de nous sortir de vieux hits d’arcade mais les jeux sont souvent courts. A quand un shoot’em up tout neuf et interminable sur 32 bits ? »

    « Oui ! » pour AHL : « Les maniaques de la gâchette sont gâtés ce mois-ci : Irem sort deux shoot-them-up, Pulstar et In the Hunt. J’avais déjà pas mal joué avec la version arcade de ce dernier, et je suis ravi de remettre ça ‘’at home’’. Plutôt classique, In the Hunt présente quand même quelques innovations en mettant en scène un sous-marin qui tire des torpilles et des mines, ainsi que des missiles lorsqu’il navigue en surface. Un shoot bourrin à souhait, avec des explosions dans tous les coins ! J’aime particulièrement l’attaque du train par le sous-marin (on ne voit pas ça tous les jours !). Elvira trouve que le sous-marin est trop lent ; j’ai essayé de lui expliquer qu’un sous-marin ne peut pas aller aussi vite qu’un vaisseau spatial, mais les filles ne comprennent pas ce genre de choses. »

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    Mega Force #48 (Mars 1996) : 80% (Version Saturn)
    Son 17 Graphisme 17 Animation 14 Maniabilité 15 Intérêt 14

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    Playmag Numéro Hors-Série Spécial Playstation (Hiver 1997) : 06/20

    « Ce titre est l’œuvre des auteurs de R-Type, l’un des meilleurs Shoot’Em Ups de l’histoire. Malheureusement pour nous, In The Hunt ne lui arrive pas à la cheville ! Le problème ne vient pas de ses graphismes (médiocres mais acceptables) ni du nombre (important) de sprites à l’écran, mais de la célérité de votre engin : un sous-marin frappé d’une lenteur incompatible avec le rythme soutenu imposé par les vagues d’ennemis ! Si l’on ajoute le manque flagrant d’originalité, on obtient au final un jeu des plus frustrants même pour les purs et durs du shoot. »

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  • Lomax (PS1) 03.04.2022

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    Développé par Psygnosis/Thalion Software, Lomax sort exclusivement sur la PS1 de Sony en 1996, peu avant les fêtes de fin d’année, avant d’être porté quelques mois plus tard sur PC (sous Windows 95).

    L’aventure prend place dans l’univers des Lemmings. LemmingLand est tombé sous le joug d’un terrible Sorcier, Evil Ed, qui a lobotomisé tous les habitants de cette contrée pour les transformer en créatures hostiles. Vous incarnez Sir Lomax, un preux chevalier, le seul Lemming sorti indemne de cette tragédie ! Votre tâche consistera à libérer vos compatriotes de l’emprise psychologique d’Evil Ed et de renvoyer ce dernier à ses chères études…

    Lomax propose des graphismes extrêmement fouillés et détaillés, qui ne sont pas sans rappeler ceux de Flink sur MD. Cela tombe bien, il s’agit pratiquement de la même équipe de développement ! Constituée notamment d’Henk Nieborg, un graphiste batave particulièrement talentueux… Voici d’ailleurs une interview assez intéressante dans laquelle il évoque Lomax et le fait qu’il ait dû être terminé à la va vite :

    http://obligement.free.fr/articles/itwnieborg.php

    Les couleurs pastel sont chatoyantes, la 2D très fine et les effets de profondeurs font mouche (malgré une pixélisation parfois un peu trop prononcée), tout comme les animations très nombreuses et variées. Pas de doute, Lomax fait honneur au genre platfomer 2D et venait prouver s’il était nécessaire que la 2D avait encore un avenir en 1996 !
    Lomax est subdivisé en une vingtaine de niveaux et 4 mondes, avec une identité très marquée :

    • Une forêt onirique et une ville médiévale au bord de l’eau

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    • Un monde plus lugubre, avec son cimetière, son manoir hanté (seulement visible en arrière-plan malheureusement, à défaut de pouvoir y pénétrer) mais aussi des bateaux échoués servant de repères à des corsaires-squelettes

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    • Un environnement évoquant le Far West, avec ses montagnes rocheuses et autres cow-boys

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    • Un dernier monde beaucoup plus court évoquant une autre planète, parcourue par de nombreux cratères et geysers

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    On pourra reprocher au bestiaire qu’il se renouvelle très peu. Vous allez affronter au maximum 2-3 types d’ennemis différents par monde. Carton rouge pour les boss intermédiaires : vous allez vous retaper toujours et encore le même ballon dirigeable qui n’est d’ailleurs pas terriblement excitant à affronter. Le boss final relève légèrement le niveau…

    Les développeurs ont puisé leur inspiration chez d’autres tenors du genre : Crash Bandicoot pour l’attaque tournoyante façon toupie, Rayman pour l’ambiance et l’univers onirique, DKC pour les caisses (à défaut de tonneaux) qui servent de propulseurs, ou bien encore les 100 pièces à récolter pour obtenir un 1-up, comme dans un Mario.

    Comme je l’évoquais, Lomax dispose d’une attaque tournoyante de base mais il pourra également récupérer un casque qu’il utilise comme un boomerang. Ce dernier fait également office de point de santé supplémentaire : si vous le perdez, le prochain hit vous fera perdre une vie. Si vous avez un casque, vous pouvez également en obtenir un second (en détruisant un tonneau) en stock qui viendra s’afficher en haut de l’écran, comme dans Super Mario World : si vous perdez le premier, le second descendra du haut de l’écran et vous aurez quelques secondes pour tenter de le prendre au vol… Le gameplay peut sembler basique mais il s’étoffera légèrement. Vous récupérerez par la suite des capacités spéciales typiques de l’univers Lemmings : construire des ponts, creuser des galeries, vous servir de votre casque comme d’un grappin, planer, utiliser des items explosifs pour détruire des rochers et ainsi poursuivre votre périple, lancer un casque flamme pour occasionner plus de dégâts, etc. Sympathique mais les compétences auraient gagné à être un peu mieux exploitées…

    Le gameplay n’est pas irréprochable non plus. Les hitboxes sont approximatives, vous allez souvent pester en ratant une corde ou bien une bulle. Le summum étant probablement atteint lors des passages où vous devez roulez sur un tonneau tout en évitant des ennemis et des obstacles… Horripilants à souhait ! La fin du jeu est assez imbuvable : il vous faudra par moment effectuer des sauts dans le vide, totalement random…

    Lomax est plutôt long et difficile, comptez 2-3 heures au bas mot pour venir à bout de la vingtaine de niveaux. Les continues sont limités, au nombre de 3 seulement. Si certains stages vous posent problème, voici les passwords pour chacun d’entre eux :

    https://gamefaqs.gamespot.com/ps/196548-the-adventures-of-lomax/cheats

    Si vous parvenez à sauver 50 Lemmings (en détruisant 50 ennemis donc), vous aurez accès à un stage bonus en temps limité pour faire le plein d’items, de pièces et autres 1-up. Les développeurs devaient être conscients que Lomax était corsé puisqu’ils vous ont octroyé une petite aide fort pratique : si vous tombez dans l’eau et que vous appuyez rapidement sur X, vous bondirez dans les airs et avec un peu de chance et beaucoup d’adresse, vous pourrez remettre les pieds sur la terre ferme. Cela ne marche qu’une seul fois : si vous retombez à l’eau, vous perdez une vie…

    Les musiques s’avèrent une franche réussite. Elles collent parfaitement avec chaque monde (musique celtique pour la cité médiévale, country endiablée dans les rocheuses, etc). Les bruitages ne sont pas en reste : les cris de Lomax sont mignons tout plein !

    J’ai acheté mon exemplaire assez récemment, lors de la dernière vente retrogaming Millon organisée en décembre 2021. Sa cote actuelle oscille dans la fourchette 100-150€. J’ai « remporté » le mien aux enchères pour 110€, soit 143€ avec les 30% de frais. Le haut de la fourchette donc, mais c’était sympa de se prêter aux jeux des auctions, et accessoirement de ne pas revenir bredouille de la vente ! A noter que Lomax est sorti au format Double Pack, alors qu’il ne contient à ma connaissance qu’un seul CD…

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    Pour conclure, Lomax constitue un bon jeu de plateformes, qui brille avant tout par sa plastique très avantageuse. Malheureusement, les développeurs ont tout misé ou presque sur la direction artistique, au détriment du level design et du gameplay. En fin de compte, il s’agit d’un jeu très classique qui manque d’inventivité et ne prend pas suffisamment de risque. Si vous êtes féru de plateformes et que vous avez un minimum de skill et des nerfs d’acier, aucune raison de ne pas vous laisser tenter. Je ne qualifierai certainement pas de merde (contrairement à DGJX), malgré quelques passages crispants je dois l’admettre. Pour un avis beaucoup plus tranché, voici donc la vidéo de DGJX :

    https://www.youtube.com/watch?v=gCAK40_e_pE&t=1174s

    Ma note : 14/20

    Reviews de la presse spécialisée d’époque (mix des versions PS1 & PC)

    CD Consoles #22 (Novembre 1996) : Verdict 4* HIT (par Fabrice Demurger)
    Graphisme 14 Animation 15 Sons 16 Jouabilité 16 Durée de vie 16
    Les plus : Les créateurs de Flink. La jouabilité. Les conseils en cours de jeu. La traduction française.
    Les moins : Où sont les Boss ? Seulement trois continus.

    Avis de Ivan (4*) : « C’était le bon temps. Tout dans ce jeu me fait penser à un jeu 16 bits. Mais peu importe, la réalisation est simple mais sans faille, la prise en main est intuitive, et la difficulté suffisamment bien dosée pour garantir une bonne durée de vie. Pour moi, adorateur de jeu de plate-forme, il n’y a pas d’hésitation possible : Lomax est un des tous meilleurs dans le genre sur la machine de Sony. J’achète ! 😊 »

    Avis de Fabrice (4*) : « L’immense popularité de Rayman démontre qu’il existe bien un public resté sensible aux jeux de plate-formes. Et pourtant la concurrence ne se bouscule pas véritablement sur ce marché en voie d’extinction. Psygnosis, voyant bien qu’il y a là un créneau à prendre, nous a concoté un jeu d’une grade qualité et ça va être difficile pour les amoureux du genre de passer à côté d’un titre comme Lomax. 😊 »

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    CD-ROM Magazine #22 (Juillet 1997) : 16/20 (par Pascal Nguyen)
    « Un sympathique jeu d’arcade alliant réflexes et réflexion. »
    Les plus : Les possibilités d’action du personnage. Plus de quarante niveaux. De bons graphismes.
    Les moins : Nécessite une configuration plutôt musclée.

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    Consoles + #59 (Novembre 1996) : 90% « Lomax est un très beau jeu de plate-formes. Il est assez difficile et les niveaux à traverser sont longs ».
    Présentation 88% Graphismes 93% Animation 93% Musique 89% Bruitages 88% Durée de vie 87% Jouabilité 90%

    « Oui ! » pour Nico : « La Playstation manquait de jeux de plate-formes, et voici qu’en quelques semaines, elle se dote de Jumping Flash! 2, de Crash Bandicoot et de Lomax ! Quel pied, mes amis. Lomax est un très bon jeu, très coloré et à la jouabilité quasi parfaite. Les niveaux sont très longs et la plupart d’entre eux comportent quelques passages d’une difficulté accrue. Les programmeurs se sont inspirés de Donkey Kong Country sur Super Nintendo et nous ont refait le coup des tonneaux explosifs. Mais qu’importe, puisque le plaisir de jeu est là ! »

    « Oui ! » pour Elvira : « Ah, c’est bon les jeux de plate-formes ! Plus il y en a, mieux je me porte ! Flink sur MD m’avait enchantée, avec ses graphismes de conte de fées. On retrouve le même style avec Lomax, en plus beau bien sûr ! Les Lemmings sont dans le coup, cette fois-ci dans le rôle des ennemis ensorcelés, et quelques icônes de transformation évoquant leur univers. Une idée bien trouvée qui donne un peu d’originalité à ce jeu de plate-formes, classique par ailleurs. Les effets 3D, avec plusieurs plans de jeu, sont très réussis, et avec 50 niveaux, vous avez de quoi faire ! »

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    Génération 4 # 100 (Juin 1997) par Éric Ernaux
    Graphismes 3* Son 3* Animation 4* Durée de vie 4*
    Les plus : Univers sympathique. Animations fluides. Esthétique colorée.
    Les moins : Peu de surprises. Répétitif. J’aime pas le Bailey’s.

    L’avis d’Éric (3*) : « En fait, Lomax se savoure en trois étapes. Vous êtes d’abord écoeuré de n’obtenir que du VGA (en plein écran). Puis, grâce à des graphismes hauts en couleur doublés d’animations parfaitement fluides, votre première impression s’efface peu à peu au profit d’un réel enchantement visuel et ludique… et c’est bon. Hélas, à force de courir de tableaux peu originaux en tableaux sans surprise, vous finirez par vous lassez de sa saveur sucrée, au point de ne pas pouvoir le finir. Lomax serait-il le Bailey’s du jeu de plate-formes ? »

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    MEGA force #54 (Novembre/Décembre 1996) : ***
    En résumé : « C’est magnifique et l’ambiance est magique. Lomax est adorable. Techniquement, c’est un vrai dessin animé. Dommage seulement que l’on ne trouve pas beaucoup d’idées novatrices, mais pour les amateurs de plate-formes académiques, Lomax est un must. »

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    PC Fun #28 (Juillet 1997) : 15 (test comparatif avec Pandemonium noté 14)
    « Pour les amateurs de jeux de plate-formes favorisant l’intérêt du jeu. »

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    Player One #70 (Décembre 1996) : 80% par Leflou
    En résumé : « Lomax est un jeu de plate-forme correct bien que très peu inventif. L’idée d’utiliser les Lemmings et leurs aptitudes n’est pas assez exploitée ».
    Player Fun 75% Graphisme 90% Animation 90% Son 70% Jouabilité 80%

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    PlayMag #8 (Novembre 1996) : Intérêt 90% & Réalisation 88% (par Marco Verocaï)
    Graphisme 17 Animation 15 Maniabilité 15 Son 18

    1er avis (Pascal Geille) : « Lomax ne propose rien de neuf dans le genre. C’est de la plate-forme pure et dure, si ce n’est qu’on peut utiliser des compétences en nombre limité obligatoires dans certains passages ainsi que des changements de plans qui vous emmènent dans les profondeurs du décor. Ceci dit, le soft est dépaysant et l’ambiance magique à souhait. Moi, j’aime… »

    2ème avis (Marco Verocaï) : « C’est beau, c’est même très beau ! Les décors sont magnifiques et le scrolling s’effectue sans le moindre accroc. Le personnage est sympa, bien animé et possède une petite panoplie de mimiques bien marrantes. Au bout du compte, on a l’impression d’évoluer dans un vrai dessin animé malgré une très légère pixélisation sur certains zooms. Dans l’ensemble, c’est de la 2D de très bonne facture. »

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    Ultra Player #38 (Novembre/Décembre 1996) : 4/6
    Les plus : Les graphismes. La difficulté progressive. La jouabilité.
    Les moins : Aucune innovation.

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  • Andro Dunos 2 (Switch) 08.04.2022

    Tout d’abord, je dois confesser que j’ai toujours eu un petit faible pour Andro Dunos, tout en reconnaissant son statut de second couteau (en toute objectivité !). Il s'était fait étriller par la presse à l'époque (Consoles + notamment) qui estimait (sans doute à juste titre) que la réalisation n'était pas à la hauteur de la Rolls... Ses musiques dantesques, son système d’armes original, son rythme effréné mais surtout son ambiance enjouée et l’esthétique du vaisseau tranchaient avec les concurrents plus sérieux et austères sur Neo Geo, type Last Resort ou Pulstar. C’est dire si j’attendais beaucoup de sa suite, publiée par PixelHeart après le rachat de la licence Visco et développée par Picorinne Soft (un petit studio indépendant français). Même si les premiers trailers ne m’avaient pas franchement convaincu…

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    Près de 30 ans séparent ces 2 titres…

    Après une intro courte mais très classieuse et particulièrement efficace (la musique qui monte crescendo y contribuant fortement), allez faire un tour dans les options pour régler la difficulté, paramétrer le nombre de crédits (jusqu’à 9) et votre configuration.

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    Puis vous voilà aux commandes de ce bon vieux Yellow Cherry qui a toujours aussi fière allure ! Sur le plan visuel, Andro Dunos 2 laisse tout d’abord une impression assez mitigée. Malgré quelques effets de zoom (des ennemis qui changent de plan essentiellement), on ne peut pas dire que le soft brille sur le plan technique. Les arrière-plans sont moins fournis que dans le premier opus (un comble !), les parallaxes totalement absentes ou presque, les environnements un poil trop sages, sans prendre aucun risque… L’esthétique générale m’évoque plus celle d’un jeu SFC que d’une production Neo Geo à vrai dire… Andro Dunos 2 relève heureusement le niveau s’agissant du bestiaire, avec des ennemis éclectiques aux patterns variés (ils forment de véritables ballets à l’écran), des boss souvent très imposants ainsi que de nombreux clins d’œil à l’épisode précédent (je vous laisse la surprise). L’affichage est seulement disponible en 4/3, ce qui n’est pas pour me déplaire…

    Voici une revue complète des 7 stages qui composent le jeu :

    • « Our Planet » : vous débutez votre périple dans une ville souterraine avant de remonter en surface (un peu comme dans Andro Dunos premier du nom d’ailleurs) dans un désert aride balayé par une tempête de sable.

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    • « Space Colony » : une colonie spatiale comme son nom l’indique, avec un affrontement final contre un boss (au design assez douteux d’ailleurs) au cours duquel il faudra abuser des rayons lasers pour vous débarrasser en priorité des espèces de tourelles qui vous mèneront la vie dure.

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    • « Asteroid » : une traversée épique dans un champs d’astéroïdes avant de voler en rase-mottes à la surface d’une planète rocheuse et hostile.

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    • « Deep Sea » : sans doute un des stages les plus réussis du jeu. Vous démarrez à la surface d’une planète recouverte d’un océan et de calottes glaciaires (très proche dans l’esprit de celle du 2ème stage de Gley Lancer d’ailleurs) avant de vous enfoncer dans les abysses pour faire face à une créature redoutable, mi-crustacé mi-poisson qui multipliera les attaques à base de glace, vous foncera dessus et vous assènera des coups de queue...

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    • « Machine City » : Encore du vol en rase-mottes mais cette fois-ci au-dessus d’une ville futuriste, avec des passages (qui ne sont pas sans rappeler ceux de Gradius ou d’Aero Blasters) au cours desquels il faudra faire preuve d’un minimum de mémorisation et d’adresse pour ne pas vous écraser lamentablement contre les parois. Le boss (un gigantesque char d’assaut armé d’un canon assez pénible) rappelle un de ceux du premier opus.

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    • « Battleship » : vous évoluerez tout d’abord au beau milieu de gigantesques croiseurs interstellaires, avant un mini boss rush constitué de 4 boss issus d’Andro Dunos sur Neo Geo, un bel hommage qui plaira assurément aux fans. On retrouve même à cette occasion la musique emblématique des boss ! S’ensuit une bataille contre un satellite aux multiples patterns.

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    • « Secret Base » : le 7ème et ultime stage du jeu, et de loin le plus long (d’où les 2 photos) ! Des passages où il faudra démontrer un certain skill, plusieurs boss à combattre, des phases de pilotage pur, etc. Une bonne mise en pratique de l’expérience que vous avez accumulée au cours des niveaux précédents !

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    Côté armement, vous retrouverez avec plaisir les 4 armes entre lesquelles il faudra switcher en fonction des situations (à la manière de Hellfire) : un tir concentré vers l’avant, un en diagonale au spectre assez large, un à la fois vers l’avant et vers l’arrière, et enfin un tir multidirectionnel (les fameux rayons laser). Chaque arme est upgradable jusqu’à 7 fois, en récupérant les items S en cours de partie et/ou les bonus accumulés que vous pourrez dépenser à la fin de chaque stage, en les répartissant entre les armes ou bien en renforçant vos boucliers ou encore vos missiles. Si vous perdez une vie, l’arme qui était en votre possession au moment de votre mort perdra également un cran de puissance. Prudence donc…

    On retrouve le super tir dénommé ici « Hyper Shot » (une attaque spéciale différente pour chaque arme). Mais contrairement au premier opus, vous ne perdrez pas un cran de puissance en vous en servant. Après utilisation, vous devrez juste attendre que la jauge dédiée soit complètement rechargée (de l’ordre de quelques secondes tout au plus) avant de pouvoir déclencher un nouvel Hyper Shot. Mine de rien, cela change considérablement le gameplay et le level/game design vous incite à utiliser l’Hyper Shot autant que possible. Ce qui décuple le sentiment de puissance que vous aurez en canardant à tout va !

    Au rang des nouveautés, vous pouvez maintenant switcher d’une arme à l’autre à l’aide de 2 gâchettes, là où cette tâche était assignée à un seul bouton sur Neo Geo, ce qui vous obligeait à mémoriser l’ordre des armes, un peu pénible dans le feu de l’action. Pour plus de confort de jeu, les développeurs ont également décidé de vous attribuer un autofire. Clairement une bonne idée qui rend l’expérience plus agréable, et qui écarte le risque de tendinite et de finir en sueur !

    L’OST réalisée par le compositeur anglais Allister Brimble est excellente du début à la fin. Elle se paie même le luxe de supplanter celle d’Andro Dunos. Elle a une petite touche Amiga qui fait mouche. Les boucles ont beau être assez courtes, elles sont toutes dynamiques et entêtantes. Elles soulignent à merveille l’action à l’écran. En somme, mémorables de bout en bout !

    La durée de vie est correcte pour un shmup, de l’ordre de la quarantaine de minutes. Vous en viendrez facilement à bout en easy. En normal ce sera une autre paire de manches, sauf si vous le creusez et que vous optez pour le nombre maximum de crédits. Je n'ai pas encore testé le mode hard... Les développeurs ont pensé aux néophytes puisqu’il existe un stage select qui vous permettra de commencer au niveau de votre choix (si vous l’avez déjà atteint précédemment bien entendu). Vous pourrez alors opter pour le « one stage mode » pour ‘’travailler’’ ce niveau ou bien le « continue play » pour enchainer avec les stages suivants. En finissant le jeu, vous débloquerez un boss rush. Il y a manifestement aussi 2 stages bonus mais j’ignore pour le moment comment les débloquer…

    En conclusion, assurément une belle surprise ! Ma note peut sembler généreuse mais encore une fois, elle vient d’un fan inconditionnel de la version Neo Geo. On pourra regretter un aspect visuel assez cheap, peu de passages véritablement marquants au final et surtout l’absence d’un mode 2 joueurs, qui était présent en plus en 1992... En tout cas, je le dose depuis une petite semaine et j’y reviens quotidiennement avec un plaisir non dissimulé à enchainer les stages sans pouvoir lâcher la manette Pro, un signe qui ne trompe pas !

    Mon choix s’est porté sur la version Switch mais je le reprendrai probablement sur Dreamcast histoire de pouvoir le doser à l’ancienne comme il se doit : sur un CRT ! En espérant qu’Andro Dunos rencontre un joli succès, de manière à convaincre PixelHeart de le ressortir aux formats AES/MVS (on peut rêver)… Auquel cas je prendrai sans hésiter la version AES !

    PixealHeart sortira prochainement une suite à Ganryu (que je n’ai pas encore précommandée pour le moment). Si je pouvais leur glisser un conseil à l’oreille, je leur suggérerais de s’atteler à développer une suite à Breaker’s !

    Ma note : 16/20

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    En bonus, un test très complet de Shmup Junkie pour les anglophones:



  • U.F.O Kamen Yakisoban – Kettler no Kuroi Inbou (SFC) 09.04.2022

    Développé par KID et édité par Den’Z, ce jeu Super Famicom vous place dans la peau de Kamen Yakisoba, un super-héros/homme sandwich popularisé par une série de publicités pour la marque de nouilles Nissin Foods, les fameux Cup Noodles. Un film vit également le jour (directement en VHS) avec Dave Spector dans le rôle de Kettler, le grand méchant de la saga, qui comme son nom l'indique, arbore une bouilloire dorée sur sa tête... Le thème du film, chanté par Hironobu Kageyama sortit dans les bacs au format CD.

    L’histoire est on ne peut plus classique. Notre super-héros s’apprête à épouser la princesse mais l’infâme Kettler la veut pour lui tout seul et et kidnappe donc cette dernière en pleine cérémonie…

    Charge à vous de la sauver donc… Inutile de préciser que UFO KY n’a jamais dépassé les frontières du territoire nippon ! Il est sorti assez tardivement, en octobre 1994…

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    Il s’agit d’un beat them up très classique dans son approche, notamment au niveau gameplay. Un bouton de saut, un bouton de frappe et c’est à peu près tout ! Oubliez les choppes, elles répondent tout simplement aux abonnés absents… Les coups s’avèrent très basiques, avec un seul combo possible, un dash qui prend la forme d’une roulade et qui peut se combiner avec une attaque sautée. Le coup de pied sauté classique étant peu efficace et difficile à placer, je vous conseille de vous en dispenser… En maintenant le bouton de frappe quelques secondes, vous pourrez également envoyer au nez et à la barbe de vos adversaires un spray à base de sauce yakisoba (!). Seul problème, il n’est pas beaucoup plus puissant que les coups de base donc on a vite fait de le ranger au placard si je puis dire… Vous pourrez également récupérez un item (en détruisant des éléments du décor) qui vous rendra momentanément invincible, jugé sur votre monocycle… A partir du stage 3, votre perso évolue légèrement, avec un double coup de pied sauté et l’attaque dashée au pied remplacée par le coup de la corde à linge digne d’un catcheur de Wrestlemania… Principal grief à l’encontre de UFO KY, son gameplay s’avère donc beaucoup trop basique et limité…

    Le soft pêche également sur le bestiaire très restreint. Vous rencontrerez la plupart du temps des espèces de mafiosi/Blues Brothers dont seule la couleur change… Le colour swap est vraiment poussé à l’extrême ! Quelques ennemis relèvent un peu le niveau (les boites de Calbee qui vous attaquent à distance ; un stand de teppanyaki/okonomiyaki qui se transforme en un mécha coriace, accessoirement le boss du premier stage)… Mais globalement, cela manque d’unité et même de folie je dirais (par rapport à un Gourmet Sentai par exemple). Plus embêtant, les ennemis ont une fâcheuse tendance à rester sur le même plan et à attendre bêtement que vous veniez leur coller quelques mandales… Cela rend les affrontements assez soporifiques, d’autant plus que l’impact des coups n’est pas particulièrement bien retranscrit… Cela manque clairement de pêche et de patate !

    L’aventure est entrecoupée de cut-scenes correctement réalisées. Après chaque boss défait, tel un Spiderman, Kamen Yakisoba enverra une salve de soba à son opposant afin de l’immobiliser (!).

    Côté graphismes, on ne peut pas dire que le jeu fasse forte impression, malgré des environnements variés et colorés, avec des backgrounds plutôt bien fournis. Les animations s’avèrent assez raides, même si les mimiques des ennemis touchés sont tordantes (yeux exorbités, à la manière des manga). Si vous ne touchez pas à la manette pendant quelques secondes, Kamen Yakisoba se mettra accroupi pour dégommer… un bol de ramen bien sûr !

    Au cours de vos aventures culinaires, vous allez traverser 5 stages que voici :

    Stage 1 : un temple traditionnel avec ses stands de nourriture typiques (oden, ikayaki, etc).

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    Stage 2 : un restaurant de style Dinner. Vous terminerez dans les cuisines à affronter une fourchette géante (!) en guise de boss.

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    Stage 3 : un chantier de construction avec ses ouvriers en uniforme. Ce niveau ne dépareillerait pas dans « Ganbare ! Daiku no Gen-san » (Hammerin’ Harry) !

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    Stage 4 : un parc d’attractions, avec notamment un passage dans une maison hantée assez réussi.

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    Stage 5 : un immeuble de la télévision japonaise (la « UTV »). Une fois arrivé sur le set, vous devrez vous débarrasser de Kettler qui a pris les présentateurs en otage…

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    La bande-son est typique des sentai, épique et enjouée à la fois. Dommage malgré tout que les thèmes peinent à se renouveler.

    Concernant la durée de vie, le titre est dans la moyenne haute pour un beat them up, de l’ordre de la cinquantaine de minutes, cut-scenes comprises. Les stages doivent s’effectuer en temps limité sous peine de perdre une vie mais vous aurez largement le temps d’en venir à bout, à moins de vraiment trainer en cours de route. Dans les options, vous pouvez augmenter le nombre de continues. Cela dit, le jeu étant relativement peu corsé (en normal), vous devriez le plier sans trop écumer de continues. Si vous perdez toutes vos vies, vous arrivez sur l’écran de Continue. Comme dans tout bon jeu d’arcade qui se respecte vous avez une dizaine de secondes avant de voir s’afficher le Game Over. Sauf qu’ici, à chaque seconde, Kettler se rapproche inexorablement de la princesse dans le but de l’embrasser. Assez original !

    A noter qu’il existe 2 versions différentes du jeu sur Super Famicom, l’une sortie dans le commerce (celle que j’ai en ma possession) mais aussi une Not For Sale avec une photo des acteurs et dont le nom du jeu diffère légèrement. Cette dernière est a priori assez rare.

    En conclusion, UFO Kamen Yakisoba est un peu à l’image des Cup Noodles : un plaisir coupable réconfortant les premières minutes mais qui devient rapidement froid et donc indigeste… Un beat them up assez moyen donc, au gameplay trop sommaire et qui manque singulièrement de rythme. L’univers est malgré tout plutôt bien retranscrit, le jeu se contentant de remplir son office sans prendre aucun risque. Un OVNI vidéoludique comme il en existe beaucoup. A moins d’être un fan invétéré de japoniaiseries, un gros collectionneur Super Famicom ou un amateur absolu du genre beat them all, vous pouvez légitimement passer votre chemin…

    Ma note : 11,5/20

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    En bonus, quelques vidéos que j’ai empruntées à MrRetroGreg sur sa chaîne YouTube.

    Le ''film’’

    Quelques commercials tous plus déjantés les uns que les autres, typiques de l’humour japonais. Vous noterez la représentation du Noir (un acolyte de Kettler) dans quelques publicités (on le retrouve aussi dans le stage 4 de la fête foraine dans le jeu), avec son nez épaté et ses dents de travioles…



  • Cosmo Police Galivan II: Arrow of Justice (SFC) 11.04.2022

    Exclusif au marché nippon, Cosmo Police Galivan II sort en juin 1993. Développé par Cream et édité par Nichibutsu, il est la suite directe d’un jeu d’arcade du type run & gun sorti en 1985 et déjà publié par Nichibutsu. A noter qu’un Cosmo Police Galivan est également sorti sur la 8 bits de Nintendo mais il s’agit pour le coup d’un platformer.

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    Dans ce nouvel opus sur Super Famicom dans le plus pur style tokusatsu, vous serez aux commandes de Cosmo Galivan, un cyber cop en armure de combat chargé de nettoyer la ville des criminels en tout genre qui y sévissent. Vous serez accompagné de vos 2 plus fidèles alliés (jouables également), Queen Bee et Metalhawk.

    Ici, place au genre beat them up. Vous disposez d’un bouton pour les attaques normales, un pour les attaques basses, un pour le saut, un pour les choppes et enfin les gâchettes qui servent à vous protéger (pas très utiles). Si la panoplie a l’air suffisamment riche sur le papier, il en est tout autre manette en mains. Il y a très peu de combos disponibles, le dash ne peut pas s’enchainer avec une attaque, et la projection ne permet pas de balancer un ennemi sur ses congénères… Pire, les hitboxes sont franchement douteuses, vous serez souvent amenés à frapper dans le vent à maintes reprises. Il faut être exactement sur le même plan que l’ennemi pour le toucher, et cela relève de la gageure tant la plupart des ennemis possèdent une allonge redoutable, réduisant votre change de leur infliger des dégâts à néant… Evidemment, ne comptez pas sur des armes à ramasser pour agrémenter vos joutes, elles répondent tout simplement aux abonnés absents…

    La réalisation est très en deçà des standards de l’époque. Si les sprites présentent une bonne taille, les environnements sont affreusement laids, d’un goût souvent douteux. La palme du mauvais goût revient aux ennemis, peu nombreux (on en dénombre 4 ou 5 différents sans compter les boss) et qui usent et abusent du colour swap... Le pire étant probablement atteint avec Oger (un homme des cavernes qui va vous faire tâter sa massue) dans sa version orange, dont le design est digne d’un calque réalisé par un enfant de 5 ans… Les boss sont souvent ridicules : Psycho Crown, un homme épouvantail à la tête de citrouille qui vous balance des sabres, ou bien encore Mirage Beast, un batracien humanoïde en bottines qui constituerait un ennemi de base dans à peu près n’importe quel jeu… Les développeurs ont eu la mauvaise idée d’inclure quelques effets visuels ‘’cool’’ (des éléments d’un manège qui évoluent au premier plan, des espèces de rascasses transparentes qui semblent flotter dans les airs, etc) mais ces derniers n'apportent strictement rien, de la pure esbrouffe ! Ils auraient mieux fait de renouveler le bestiaire et de travailler sur les environnements, vides et fades… Il n’y a jamais plus de 2 voire 3 ennemis grand max à l’écran, peu de risque de vous laisser déborder donc…

    Vous trouverez ci-dessous une revue complète des 5 stages du jeu (subdivisés à chaque fois en 3 sous-niveaux, le dernier sous-niveau de chaque stage consistant seulement à affronter un boss). Pas de description, simplement des photos vu qu’il n’y a aucune cohérence ou presque entre les sous-niveaux ! Et de toute manière, les niveaux sont difficilement descriptibles tant ils sont moches et criards…

    Stage 1
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    Stage 2
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    Stage 3
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    Stage 4
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    Stage 5 (et fin du jeu)
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    Seule véritable bonne trouvaille du soft, vous pouvez au début de chaque stage (mais également au début de chaque partie) allouer 8 points pour renforcer votre perso selon différent critères : HP, Attaque, Défense, etc. Mais cela déséquilibre totalement la difficulté du jeu, mal calibrée à la base. En effet, si vous allez souffrir au début et pester contre un gameplay raide, la recovery abusée des ennemis et les hitboxes foireuses, une fois que vous vous retrouvez avec un nombre important de points à répartir (par exemple en ayant le max de points de vie et de points de défense), vous allez rouler sur le jeu et lui ôter le peu d’intérêt qu’il restait…

    Avec ses 15 sous-niveaux, comptez une bonne cinquantaine de minutes pour le terminer. Il est impossible de régler la difficulté, vous devrez seulement vous contenter de paramétrer le nombre de vies (jusqu’à 9) et de continues. Avec 9 vies au compteur, il y a fort à parier que votre première partie sera la bonne. Le soft manque cruellement de rythme si bien qu’il fait rapidement naitre un ennui profond chez le joueur. Peu de chance que vous le relanciez le jeu pour une seconde partie... Pour ne pas mourir idiot, j’ai quand même testé rapidement les 2 autres persos mais ils disposent à peu près des mêmes coups et de je n’ai pas constaté de différences notables entre eux... Reste un mode versus (jouable contre un adversaire humain ou bien contre le CPU) totalement anecdotique dans lequel vous combattrez les 3-4 ennemis du jeu et/ou vos alliés dans un VS Fighting du pauvre…

    La fin est symptômatique du niveau de finition du jeu… Un texte qui défile et un pauvre écran avec les noms des programmeurs. Pas de cut-scene ou pas même un simple « THE END »… Pire encore, une fois arrivé sur le screen avec les noms des programmeurs, il vous est impossible de revenir à l’écran principal. Si vous êtes suffisamment maso pour relancer une partie, vous serez donc obligé d’en passer par la pression du bouton Reset de la console…

    Un petit mot rapide sur les musiques, très cheap pour la plupart. Vous allez vous retaper le thème principal encore et encore, jusqu’à l’indigestion auditive. Constitué de seulement quelques notes, il va rapidement vous revenir en tête comme une mauvaise chanson dont on n’arrive pas à se défaire !

    Bref, on ne va pas tourner inutilement autour du pot... Cosmo Police est un titre au mieux médiocre, même quand on apprécie le genre beat them all et que l’on est prêt à faire de grosses concessions (comme moi). On parle souvent des Hidden Gems (un terme galvaudé dans le retrogaming de nos jour) dès qu’il s’agit d’un jeu japonais inconnu au bataillon qui sort des sentiers battus... Pour le coup, on peut se féliciter que ce titre ne soit jamais sorti en Occident ! A réserver aux personnes atteintes de collectionnite aigüe sur Super Famicom (et encore), d’autant plus que la cote de cette chose est de plus de 100€. Avouez que ça fait un peu cher la plaisanterie…

    Ma note : 8/20 (que je qualifierai de généreuse)

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    J’ai seulement trouvé une preview et un test de Super Power de l’époque. Il faut croire que la plupart des canards avaient choisi de faire l’impasse sur cette version import… On les comprend !

    Preview Super Power #12 (Août 1993)

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    Test Super Power #13 (Septembre 1993) : 70% (par Sushi)

    Graphismes 16 Animation 14 Maniabilité 16 Musique 14 Bruitages 14 Intérêt 14

    « Cosmo Police Galiivan est un jeu on ne peut plus banal, sans grandes innovations par rapport aux autres jeux de ce type. Malgré tout, force est d’avouer que les graphismes sont tout de même sympas et que la maniabilité n’est pas négligeable. Mais cela ne suffit pas pour faire un bon jeu. »

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  • Kidou Soukou Dion (SFC) 13.04.2022

    Kidou Soukou Dion est un shmup vertical dans l’univers Gundam, développé par Jorudan et Vic Tokai (notamment à l’origine de Whip Rush et de Battle Mania sur Mega Drive). Il est sorti en Novembre 1992 aux US sous le nom de « Imperium » et un mois plus tard au Japon sous le nom de « Kidou Soukou Dion » si vous avez suivi jusqu'ici (que l’on simplifiera par « Dion » pour la suite de ce test). Il n’a pas vu le jour sur le Vieux Continent…

    L'histoire prend place en 2027, sur notre belle planète bleue, soudainement attaquée par l'armée d'une planète lointaine, Zektron. De nombreuses villes sont occupées et décimées par les forces de Zektron, menaçant d'anéantir l'humanité. Un laboratoire militaire souterrain développe un petit mecha appelé Dion (Imperium dans la version US). Votre but va bien évidemment consister à détruire les forces d'occupation de Zektron à l'aide de Dion et ainsi libérer la Terre de l'emprise extra-terrestre...

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    Après une intro assez réussie et entièrement en anglais (même en version jap), vous arrivez à l’écran titre. Si vous passez par le menu options, vous pourrez paramétrer les boutons mais aussi la difficulté sur 3 niveaux (de easy à hard en passant par le mode normal bien sûr).

    4 boutons de la manette seront mis à contribution, ce qui nécessite donc un petit temps d'adaptation pour assimiler toutes ces commandes :

    • Y pour le tir classique
    • B pour changer d'arme (parmi les 4 disponibles)
    • A pour les smart bombs (en quantité limitée bien sûr, vous ferez le ménage à l'écran en envoyant une salve de missiles)
    • X pour régler la vitesse du mécha, à la manière de nombreux shmups sur PC Engine (je vous conseille d'ailleurs de régler la vitesse au max pour vous déplacer plus rapidement, même si la sensibilité est alors très élevée)

    Sur le plan technique, Dion s'avère tout juste au-dessus de la moyenne. Il y a quelques jolis effets de transparence (dans les nuages notamment) et les scrollings parallèles restituent bien l'impression de profondeur, en particulier dans les 2 premiers stages. Malheureusement, tous les niveaux n'ont pas bénéficié de la même attention et du même niveau de finition... Lorsque les ennemis sont trop nombreux à l'écran et que vous utilisez une arme à la puissance maximale en même temps, attendez-vous à subir quelques malencontreux ralentissements... Les ennemis ont le mérite d'être assez variés et les boss/sous-boss sont assez impressionnants par leur taille, mention spéciale aux 2 derniers boss du jeu, particulièrement imposants !

    Vous débuterez votre périple sur Terre pour finir sur la forteresse spatiale de l’armée de Zektron (inspirée de l’Etoile Noire semble-t-il).

    Revue en détail complète des 6 stages :

    Stage 1 (pas de nom) : vous survolez une ville futuriste terrestre. Les arrière-plans sont assez vides au début et pas forcément très inspirés mais cela s’améliore dans la seconde moitié du niveau avec des gratte-ciels réussis qui semblent percer au milieu des nuages… Le boss ne vous posera aucun problème, une entrée en matière assez tranquille…

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    Stage 2 (Base of the sea) : vous combattrez en bord de mer, au-dessus de sortes de plateformes rouges qui ne sont pas sans rappeler celles de M.U.S.H.A. Aleste (repompage ?). Dans la seconde partie du stage, la mer s’ouvrera littéralement en deux et vous pourrez alors vous engouffrer dans la base sous-marine. Le boss prend 2 formes successives : d'abord un mecha doté d'une hache et d'une masse d'arme, puis une araignée biomécanique finalement pas très dangereuse...

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    Stage 3 (Flying Battleship) : un niveau qui débute dans un désert, vous êtes pris au beau milieu d’une tempête de sable. Puis vous rejoindrez un gigantesque vaisseau flottant dont il faudra détruire les défenses, avant d’affronter un mecha ninja lanceur de shurikens qui peut également se dédoubler.

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    Stage 4 (Agressor's Moonbase) : vous évoluerez au-dessus d’une base lunaire ennemie parsemée de cratères de toutes tailles, avant d’affronter une femme mecha fichtrement coriace ! Sans doute le niveau qui m’a résisté le plus longtemps !

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    Stage 5 (Space Fleet) : des combats dans l’espace au milieu de quelques astéroïdes et autres croiseurs interstellaires, dans des environnements trop vides... Un niveau finalement assez facile, ne vous laissez pas impressionner par le boss gigantesque, ses patterns sont relativement simples…

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    Stage 6 (Fortress Planet) : vous pénétrez dans la pseudo Etoile Noire, pour l’affrontement final. Le chemin pour arriver jusqu’au boss ultime n’est pas trop difficile, il est surtout un bon prétexte pour avoir vos armes et votre barre de vie au max. Le boss final (un mecha chevalier armée d’une épée) n’est franchement pas évident avec ses patterns bien vicieux… Vous vous enfuirez du complexe mais dans un ultime effort, il vous poursuivra et vous devrez vous en débarrasser à l’aide de vos shuriken (l’une des seules armes qui permet de tirer derrière vous).

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    Principale caractéristique de Dion, les ennemis détruits vous octroient des points d'expérience. En accumulant de l'XP, vous débloquerez de nouvelles armes (4 au total) et pourrez les améliorer également par le même biais. C'est exactement le même principe pour regagner de la vie, en engrangeant des points d'XP donc. Plus les ennemis sont gros/résistants, plus ls vous rapportent de l’XP. Seules les smart bombes sont récupérables sous forme de power-up. Chacune des 4 armes possède jusqu'à 3 niveaux de puissance de feu. Si vous êtes touché par un ennemi, l'arme que vous utilisiez au moment de l'impact est rétrogradée d'un cran en matière de puissance. Vous pouvez reconstituer votre santé et upgrader les armes endommagées en récupérant des points d'expérience.

    Vous disposez d'une barre de vie constituée de 5 cases. Si vous épuisez les 5 cases, vous cramez un continue. Au bout de 3 continues perdus, c'est le Game Over... Le jeu est donc loin d'être évident à terminer, même en easy. Venir à bout des 6 stages (il faut compter une cinquantaine de minutes) ne sera clairement pas une partie de plaisir. La difficulté n'est pas calibrée correctement : certaines phases se passent les doigts dans le nez (vous pourriez presque poser la manette et vous contenter de rester appuyer sur le bouton de tir) tandis que d'autres nécessitent une concentration de tous les instants, avec des ennemis qui vous foncent dessus et des boulettes trop rapides pour être évitées... La replay value n'étant pas terrible en l'absence de high score, pas sûr que vous reveniez fréquemment sur Dion... D'autant plus que les niveaux sont beaucoup trop longs et manquent singulièrement de rythme, une certaine lassitude se manifestant au bout de quelques dizaines de minutes...

    Votre arsenal est composé des armes suivantes :

    • un tir classique rouge façon mitrailleuse (le tir de base en fin de compte) au spectre assez large au niveau max
    • un rayon laser vert assez concentré (sauf au niveau de puissance maximal)
    • un tir homing constitué de boules de feu rouge assez faible mais qui a le mérite de vous faciliter la tâche lorsque vous vous trouvez en présence de nombreux petits ennemis peu résistants.
    • des shuriken très puissants (sans doute l'arme qui provoque le plus de dégâts aux défenses adverses) mais pas évidents à utiliser dans le feu de l'action car ils vont dans le sens contraire de vos déplacements. Une arme efficace à privilégier contre les boss.

    Les versions jap et US diffèrent assez fortement, notamment les 2 premiers stages qui sont plus pauvres graphiquement pour la version US (les arrière-plans superposés ont tout simplement disparu). Cette dernière propose malgré tout quelques effets de zoom supplémentaire lorsque certains ennemis font leur apparition. L'ordre d'apparition des ennemis varie aussi légèrement, de même que les musiques. La principale différence restant à mon sens le changement pur et simple de l'une des 4 armes, le homing shot de la version jap étant remplacé par un wave shot beaucoup plus puissant. D'une manière générale, la version SFC s'avère plus ardue, avec beaucoup plus d'ennemis présents dans les derniers stages...

    Les musiques sont sympathiques et dynamiques mais restent globalement assez quelconques. J'aurais du mal à me souvenir de l'une d'entre elles avec exactitude (allez, sauf peut-être celle du 5ème stage). En gros, elles ne m'auront pas laissé un souvenir impérissable... Les bruitages sont standards, rien à signaler de ce côté.

    En conclusion, Dion est un assez bon shmup, manquant quand même de maîtrise et d'ambition (un point qui avait d'ailleurs été soulevé dans les tests de l'époque). Il ne fait clairement pas le poids face à des mastodontes du genre comme Axelay ou Super Aleste sortis à la même période (à quelques mois près). Sa cote en jap est relativement élevée, de l'ordre de 100-150€ pour un exemplaire complet TBE donc réfléchissez-y à deux fois avant d'en faire l'acquisition. A ranger dans la catégorie des seconds couteaux, même si je préfère assez nettement Super Earth Defense Force dans cette même catégorie par exemple...

    Ma note : 13/20

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    Notes de la presse spécialisée à l’époque :

    Consoles + #17 (Février 1993) : 72% (« Imperium mérite le coup d’œil. Un bon petit shoot-them-up qui bouge bien. »)

    Présentation 70% Graphismes 74% Animation 67% Bande-son 82% Jouabilité 75% Durée de vie 59%

    Axel : « Imperium ne manque pas d’atouts. Par exemple, il faut abattre un certain nombre d’ennemis pour avoir le droit à une énergie supplémentaire, si vous en manquiez, ou recevoir une unité de puissance en plus pour une de vos armes. Certains ennemis seront difficiles à abattre d’un simple coup de canon. Votre vitesse est paramétrable. Ainsi, vous pouvez vous sortir de situations délicates en accélérant vos déplacements. Vus du ciel, les reliefs sont bien rendus, surtout lorsque vous survolez la ville du premier niveau. Imperium est difficile, même en mode Easy et, surtout, il vous faut recommencer au début de chaque niveau dès que vous perdez une vie. »

    Sam : « Imperium est un shoot’em up bien fait. Les musiques sont très dynamiques, les bruitages assez divers. Les graphismes sont parfois attrayants, il nous arrive de voir de beaux effets de perspective. Au niveau de la maniabilité, ça tient la route ; la rapidité c’est impec’, ça ‘’speede’’ bien. Mais là où il y a un hic, c’est du côté des vies, des Continue. En effet, vous n’avez qu’une vie, et le Continue, si on peut appeler ça ainsi, vous fait recommencer au tout début du niveau. Ah j’oubliais : il y a parfois de longues séquences sans aucune action. En matière de shoot’em up, je préfère de loin Super Aleste. »

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    Joypad #16 (Janvier 1993) : 72%

    J’aime : Une bonne durée de vie. Une excellente animation. De Bons bruitages.
    J’aime pas : Pas de grande originalité. Des graphismes pauvres.

    Olivier : « Le mois dernier, nous avions testé pas moins de quatre beat-them-up sur Super Nintendo ; voici que c’est au tour du shoot-them-up de revenir sur le front des jeux, cela faisait longtemps depuis l’épisode Axelay ! (longtemps pour la Super Nintendo, ça veut dire deux mois !) Il semblerait que les éditeurs commencent à nous sortir des jeux communs, fades, uniquement pour se faire du blé. Heureusement que nous sommes là pour vous informer, bande de veinards ! Je ne prétends pas qu’Imperium soit une daube car de nombreux aspects y sont intéressants (l’animation et certains plans différentiels terriblement fluides) mais le niveau général n’est pas assez élevé pour arriver à la cheville d’un Axelay ou d’un Super Aleste. Les graphismes sont laids (bien que certains niveaux me fassent mentir) et le plaisir ludique pas très présent. Même le système d’armement, assez intéressant et la durée de vie excellente, ne font pas de ce soft un indispensable. »

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    Super Power n°6 (Février 1993) : 65% (par Laurent Kloeblé)

    Graphismes 13 Animation 14 Maniabilité 15 Musique 12 Bruitages 12 Intérêt 11

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  • 2 petits finishes Master System à l'arrache sur RetroStone dans le TGV pour rentrer à Paris :

    Les Schtroumpfs (SMS) 18.04.2022

    J'avais déjà fini la version Game Gear il y a un petit mois. Cf le lien ci-dessous pour une review complète, les 2 étant globalement quasi identiques... Je préfère d'ailleurs cette version portable que je trouve un peu plus réussie graphiquement (peut-être lié au fait que les sprites et les décors sont "zoomés") et un poil moins frustrante également...

    https://forum.supagemu.com/topic/101/le-blog-de-kurush-topic-du-palmarès/274

    Note : 15/20

    Shinobi (SMS) 18.04.2022

    Adaptation de l'arcade, Shinobi sort sur la console de salon de Sega en 1988. Les graphismes assez sommaires trahissent son grand âge, de même qu'un choix de couleurs pas toujours très inspiré... Pour venir à bout des 4 mondes (subdivisés en plusieurs stages), vous pourrez attaquer au corps-à-corps ou bien à l'aide de votre grappin mais surtout avec vos shuriken (infinis). Des bonus stages permettent de mettre la main sur des magies ninja fort utiles (colonne de feu, invincibilité temporaire, etc) mais elles sont particulièrement difficiles à obtenir, les bonus stages de Shinobi étant parmi les plus durs qu'il m'ait été donné de faire ! Vous pourrez changer de plan en appuyant sur les touches haut ou bas et la touche de saut, une caractéristique assez bien exploitée par le level design d'ailleurs. Dommage qu'il n'y ait qu'un seul thème musical... Mais ce dernier est suffisamment réussi pour ne pas vous lasser pendant la trentaine de minutes nécessaire pour plier le jeu. Shinobi n'est pas évident mais il est juste, il faut avancer prudemment en assimilant les patterns des mobs de base et des boss (certains étant assez coriaces).
    Un très bon action-platformer (plutôt orienté action) que je n'ai pas connu à l'époque, d'où ma note qui pourra sembler un tantinet sévère... Pour beaucoup, il s'agit d'un jeu culte ! Pour moi (avis personnel), force est quand même de constater qu'il a pris un petit coup de vieux...

    Note : 15.5/20


  • Private

    J'ai jamais eu ou joué à Kidou Soukou Dion. Et c'est vrai que l'influence Musha Aleste est assez évidente. Cela me donne vraiment envie de l'essayer.

    Je partage ton avis sur Andros Dunos 2. Je n'ai pas encore débloqué les deux derniers niveaux ou mode de jeu. Mais j'ai bien envie de persévérer là dessus :)



  • Il n'est pas si mal ce Dion honnêtement... Loin des ténors du genre mais il fait le job malgré tout !

    Pour Andro Dunos 2, il faudrait moi aussi que je débloque les 2 stages bonus. Apparemment, ils s'obtiennent en finissant le boss rush.



  • Zool no Yume Bouken (SFC) 20.04.2022

    Paru à l’origine sur Amiga (1992), Zool fut présenté comme la riposte, sur micro-ordinateur, au célèbre hérisson bleu. Le titre de Gremlin Graphics Software vit le jour sur les consoles de salon (et les portables) quelques années plus tard. Il sortira plus précisément en janvier 1994 en Europe et aux USA (édité respectivement par Gremlin Interactive et GameTek) et en juillet 1994 au Japon (édité par Infocom).

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    Vous incarnez Zool, une fourmi ninja (oui, vous avez bien lu !) qui tente de rentrer chez elle après avoir crashé son vaisseau galactique sur une planète inhospitalière.

    Votre but est simple : venir à bout des 7 mondes (tous subdivisés en 4 stages), en accumulant à chaque fois un nombre suffisant de bonus pour débloquer l'accès au niveau suivant (le nombre de bonus à récolter dépendra directement du mode de difficulté choisi) dans le temps imparti. Le level design s'avère assez labyrinthique et vous devrez vous creuser un minium les méninges pour trouver où se cache la sortie. Heureusement, une mini-boussole sera là pour vous faciliter la tâche même si cette dernière manque de précision. A l'issue de chaque monde (à la fin du 4ème stage), vous aurez un boss à affronter.

    Vous disposez de la panoplie du parfait petit ninja pour mener à bien votre mission : courses effrénées, saut sur la tête des ennemis, lancer de projectiles, glissade (qui fait aussi office d'attaque), attaque tournoyante avec vos lames, etc. Vous pouvez également adhérer aux parois, aptitude qui sera indispensable pour atteindre des endroits en hauteur. Vous pourrez également ramasser de nombreux items (pas toujours bien identifiables malheureusement) qui vous donneront accès à quelques capacités supplémentaires : une bombe pour éliminer tous les ennemis à l'écran, un double (représenté par une ombre) qui vous accompagne et vous permet de tirer plus de projectiles, une invulnérabilité temporaire, un bonus pour sauter plus haut, un réveil qui vous permettra de récupérer quelques précieuses dizaines de secondes, etc.

    La direction artistique peut difficilement laisser indifférent, avec une touche Amiga qui ne plaira pas à tout le monde... Les graphismes sont bigarrés et très colorés avec quelques jolies parallaxes, mais on pourra leur reprocher d'être trop fouillis, pas toujours très lisibles et avec un choix de couleur souvent peu inspiré... Chaque monde est construit sur un thème bien précis, avec des monstres spécifiques qui s'inscrivent totalement dans le thème. Les boss sont assez longs à battre, leurs patterns manquent singulièrement d'intérêt...

    Le soft est sponsorisé par la marque Chupa Chups (d'ailleurs une sucette était offerte avec la version Amiga !)...  Qui ne manquera pas de vous le rappeler dans le premier monde (celui dédié aux bonbons et autres sucreries). Je n'ai pas trouvé l'info mais je ne serais pas surpris que Zool ait également été sponsorisé par Yamaha. En effet, dans le monde de la musique, vous passerez à de nombreuses reprises devant des enceintes ou des pianos électriques signés par le constructeur japonais... Et dans le monde du désert, vous croiserez à plusieurs reprises des pancartes "Yamaha Resort"... Difficile de faire moins équivoque...

    Revue complète des 7 mondes (l'ordre diffère d'ailleurs entre la version SFC et les versions SNES/SNIN) :

    Monde 1 : Dédié à l'univers des sucreries donc, avec des montagnes en smarties, des sucres d'orge perçant au milieu des nuages, de la jelly anglaise, des fontaines de cola dont il faudra vous extraire, etc. En guise de boss, vous combattrez une abeille qui vous bombarde de bouts de réglisse...

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    Monde 2 : Un univers bucolique dédié aux fruits et aux arbres. Vous dévalerez par exemple des pentes à base de crème chantilly, au milieu des fraises et des bananes. L'amas de pixels censé représenter les couleurs automnales (cf photo) n'est pas des plus réussis... Le boss consistera en une banane maléfique qui arbore un collier SM (!)...

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    Monde 3 : Dédié aux outils de bricolage. Attention aux foreuses, aux scies sauteuses ou encore aux haches ! Le marteau piqueur (boss) devra être détruit le plus rapidement possible, avant qu'il ne perfore totalement le plancher pour vous entrainer vers une chute mortelle...

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    Monde 4 : Vous évoluerez dans une gigantesque chambre d'enfant et aurez fort à faire pour vous débarrasser des nombreux jouets (tanks, toupies folles, balles rebondissantes, etc) dont un robot lanceur de missiles en guise de boss.

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    Monde 5 : Un univers aride (malgré la présence d'eau en arrière-plan) parsemé de cactus piquants... D'ailleurs vous devrez vous coltiner l'un d'entre eux à la fin du 4ème stage, un cactus volant façon bombardier B-52.

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    Monde 6 : Dédié à la musique, avec des passages sur des enceintes, des platines ou encore des pianos (chaque touche produisant une note différente). La guitare électrique en guise de conclusion s'avère assez coriace...

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    Monde 7 : La fête foraine avec ses montagnes russes, son château gonflable, ou bien encore du popcorn brûlant et des têtes de clown qui poppent de nulle part... Le boss est une espèce de clown aux yeux exorbités qui lévite au-dessus de vous et vous envoie notamment des globes oculaires ...

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    Si vous récoltez suffisamment d'items, vous pourrez accéder à un bonus stage qui prend la forme d'une session rapide de shoot them up, à bord du vaisseau de Zool. L'idée étant d'arriver indemne jusqu'à la fin du niveau pour vous voir offrir 3 précieux 1-up.

    Les thèmes musicaux sont assez sympathiques, à défaut d'être entêtants. Ils proposent des courants variés, tantôt rock tantôt techno...

    Si le constat parait jusqu'ici plutôt bon, Zool est entaché de nombreux défauts... La hitbox est vraiment approximative, Zool donne l'impression de glisser en permanence sur une couche de savon... Pire encore, il va tellement vite que vous êtes obligé de jouer "avec le frein à main" en permanence, sous peine de rentrer en contact avec des ennemis (vous les verrez souvent au tout dernier moment) et de perdre des points de bien bêtement, de quoi régulièrement pester contre le jeu... Le level design est globalement mal construit. Vous vous retrouverez souvent bloqué, malgré l'aide de la boussole. Il faudra alors réaliser des sauts dans le vide sans savoir où l'on va retomber, ou bien détruire des pans de mur de façon totalement aléatoire, et ce sans aucune indication...

    Le soft n'est franchement pas évident (j'ai joué en mode normal et j'ai cramé un continue) mais ce sera surtout votre patience qui sera mis à rude épreuve. Le cruel manque de rythme et de charisme, ainsi que la jouabilité approximative auront probablement vite fait de vous faire lâcher le pad. Le gameplay ne se renouvelle jamais vraiment, vous aurez la désagréable sensation d'errer sans but à la recherche de bonus, encore et encore... J'ai dû mettre pas loin de 4 heures pour le terminer, en laissant la console allumée 2 nuits d'affilée (il n'y a pas de système de passwords) : une session d'1h-1h30 dimanche soir, 2 grosses heures hier soir, et 30 minutes ce matin pour plier le dernier monde... Assurément un jeu que je ne pense pas refaire de si tôt...

    En conclusion, un platformer tout juste moyen, qui souffre de la comparaison avec la concurrence féroce sur MD/SNES. La direction artistique très typée européenne ne m'a pas franchement convaincu, on est loin de la magie des platformers 16-bits réalisés par les développeurs japonais... Un bon comparable à Zool serait probablement Mr. Nutz (comme souligné dans le test de Joypad), ce dernier s'avérant largement supérieur en tout point ! Un titre destiné avant tout aux collectionneurs donc, d'autant plus que la version japonaise est assez compliquée à dénicher et relativement chère (dans les 200-300€ environ).

    Ma note 12/20

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    Notes de la presse spécialisée de l'époque :

    Consoles + #27 (Décembre 1993) : test versions MD & Amiga CD 32

    Version MD : 93% MEGA-HIT ("Une excellente cartouche. Zool est un grand classique : inusable, tout comme le fun).

    Présentation 80% Graphismes 92% Animation 90% Musique 92% Bruitages 80% Durée de vie 92%

    "Oui !" pour SWITCH : « C'est rapide, c'est beau, c'est maniable, qu'est-ce que c’est ? Non, madame, ce n'est pas le Shmilblik (non, Max, ce n'est pas du klug...), c'est Zool, et je crois que l'on peut applaudir bien for car son adaptation sur Megadrive est une réussite. J'ai vraiment passé de bons moments avec ce soft, et je n'ai rien à lui reprocher. Tout est là. On a même droit à des scrollings différentiel et multidirectionnel. Vous pouvez vous accrocher partout, bondir sur vos ennemis, courir, tirer. Bref, le pied quoi ! Au total, j'ai eu entre les mains un excellent jeu, bourré d'atouts, toujours jeune malgré son âge (il a fait ses débuts voilà quelques années déjà sur Amiga). J'adore, j'aime, je me délecte. Si vous êtes amateur du genre, je vous conseille de miser sur cette cartouche. »

    "Oui !" pour SAM : « Des couleurs, encore des couleurs, partout des couleurs sur Megadrive. On voit que Gremlin a essayé de faire très fort pour mettre en valeur sa mascotte, et c'est une réussite totale. Ce soft mérite tous les éloges, autant pour ses graphismes que pour son intérêt. On s'amuse comme des fous, et on a même du mal à décrocher. C'est bien simple, il a fallu que je fasse croire à Switch que sa mère était au téléphone pour pouvoir enfin prendre le paddle. Et là, les niveaux sont tellement nombreux, tellement variés que je suis resté hypnotisé. D'aussi bons jeux de plate-formes sur Megadrive, ce n'est pas si fréquent... Après Rocket Knight Adventures et James Pond 3, Zool est à placer parmi les incontournables pour Noël ! »

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    Version Amiga CD 32 : 80% ("Un bon jeu de plate-formes. Mais les couleurs ternes et le déplacement rapide de Zool risquent de vite vous énerver.")

    Présentation 90% Graphismes 82% Animation 79% Musique 92% Bruitages 75% Durée de vie 81%

    "Oui, mais..." pour NIIICO : « Deux ans, déjà deux ans ! Eh oui, c'était il y a deux ans que les possesseurs d'Amiga découvraient pour la première fois les aventures inter-spatio-temporelles de Zool. Aujourd'hui, les années ont passé, les poils au menton ont poussé, et c'est sur l'Amiga CD 32 qu'il débarque. Génial, vont se dire ceux qui connaissent la bête ! Eh bien, non. Pas si bien que cela. Le support CD n'est utilisé que lors des entractes (entre deux niveaux) et pour la musique. C'est très beau, mais cela ne suffit pas à rendre le jeu passionnant. Le jeu, parlons-en justement. 256 couleurs sont affichées à l’écran ! Re-génial vont se re-dire les fanas. Eh bien, re-non! Les couleurs sont trop mal utilisées : les décors font très fouillis et l'écran est aussi bord... que mon appartement après une soirée avec les copains. Ce que je reproche essentiellement à Zool, c'est qu'il est difficile de distinguer les décors de l'écran de jeu : où est-ce que je peux m'accrocher, où est-ce que je peux sauter ? Tant de questions qui reviennent trop souvent... Vous aurez compris que, pour moi, Zool c'est un petit ''oui'' et un grand ''mais''. »

    "Oui, mais..." pour SPY : « Zool, sorti il y a deux ans sur Amiga 500, avait fait un véritable tabac. Aujourd'hui, avec le tout nouveau Amiga, le CD 32, on pouvait espérer de nouvelles améliorations grâce au support CD. Eh bien ! Je dois dire que j'ai été franchement déçu, car les améliorations ne viennent que de la musique, qui profite réellement du CD. Quant au reste du jeu... on n'a pas l'impression (attention les filles !) d'être devant une console 32 bits. Cette version de Zool CD 32 ressemble trop à celle de l'Amiga 1200 (la dernière en date). Les programmeurs ont commis les mêmes erreurs : les décors de fond sont beaucoup trop fouillis (et je suis gentil), ce qui gêne continuellement la progression du joueur, les couleurs sont extrêmement mal choisies (16 couleurs bien utilisées valent mieux que 256 couleurs disposées n'importe comment) et, enfin, le petit personnage que l'on déplace est beaucoup trop rapide. Après tant de critiques, il faut tout de même reconnaître que les niveaux de Zool sont énormes et variés. Un jeu que seuls les fanas de plate-formes se devront de posséder. »

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    Joypad #28 (Février 1994) : 80% (version SNES)

    J'aime : Des graphismes superbes. Une animation ébouriffante. Des bonus partout !
    J'aime pas : Un jeu lassant et stressant. Ça va trop vite (on n'appréhende pas les ennemis). Pas de password, dommage.

    Graphismes 18 Animation 18 Maniabilité 14 Son/Bruitage 16

    OLIVIER : « Zool est un jeu micro. Cette phrase résume à elle seule tout ce que je pourrais dire sur ce jeu de plate-formes purement européen. Mais avant de critiquer, je dois avouer que, quoiqu'il arrive, la conversion est une réussite puisque l'on retrouve exactement le jeu original ainsi qu'une technique au-dessus de tout soupçon. Pas un pet de ralentissement (ça arrive sur la machine...), des graphismes complètement sublimes, bref, Zool dépote. De plus, je dois bien avouer que je me suis éclaté pendant les heures de jeu du test. Mais ma question est la suivante : est-il possible de s'éclater à Zool plusieurs jours ? Je ne crois pas, et ce pour plusieurs raisons. Le jeu est lassant car il ne propose que de récolter des points encore et encore (ce qui n'a jamais été le principal attrait d'un jeu de plate-formes, que je sache) et parce que les actions sont toujours les mêmes. Ensuite, la maniabilité du héros gâche le jeu qui en devient difficile, voire stressant. Voilà, certains adorent, d'autres détestent, moi j'ai aimé pendant trois heures mais pas plus... A vous de juger maintenant. »

    TRAZOM : « Ah non ! Pas encore ce jeu-là ! Je commence à en avoir ras le casque de cette fourmi enragée. Que quelqu'un fasse quelque chose contre cette espionne venue du froid... et qu'elle y retourne d'ailleurs. Non, c'est vrai quoi. J'ai jamais vu un jeu aussi plat que celui-là sur Super Nintendo (à part quelques exceptions évidemment !) dans le domaine de la plate-forme. C'est simple, y'a rien. Où est le fun là-d'dans ? Où se trouvent les innovations techniques, ludiques et autres ? Pourquoi une fourmi ? Pourquoi moi ? Autant de questions qui ne trouveront de réponses qu'en jetant un œil (pas plus !) sur les quelques photos. Vous en apprendrez d'avantage sur ce qu'est une repompe totale de jeu de plate-formes style Sonic - mais en plus pourri - que n'importe quel discours. Sur ce, je m'éclipse, non sans vous prévenir une dernière fois sur ce game : il est fade. Donc, sans goût. Préférez-lui LE Mister Nutz. Et de loin ! »

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    Joystick #44 (Décembre 1993) : 80% (version Amiga CD 32)

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    MEGA force #23 (Décembre 1993) : 84% (version MD)

    Les + : L'animation, les graphismes. Les musiques, très agréables. Les options et l'intérêt du jeu.
    Les - : La maniabilité, limite parfois. L'imprécision à certains endroits.

    Commentaire : « Zool est un agréable jeu de plate-formes. Les stages sont hauts en couleurs. Le personnage est bien animé ainsi que le reste, et dans l'ensemble tout est fluide et très rapide. Cependant, il faut avouer que la maniabilité est parfois mauvaise surtout lorsqu'il s'agit de faire s'accrocher Zool aux parois des précipices, nombreux ici. Détail au départ du jeu, il devient très rapidement gonflant. De plus, la rapidité de l'action fait que Zool a tendance à aller très vite et résultat, on n'arrive pas à éviter correctement les ennemis. Connaître tous les recoins des stages sera donc la condition sine qua non pour espérer terminer le jeu. Enfin, les musiques, elles, sont bonnes et en conclusion, malgré les quelques imperfections citées plus haut, le jeu vaut la chandelle et plaira aux amateurs de par son intérêt et par la qualité de sa réalisation qui, malgré tout, est tout à fait agréable. »

    http://download.abandonware.org/magazines/MEGA force/megaforce_numero23/Megaforce num.23 décembre 1993 p100.jpg)

    http://download.abandonware.org/magazines/MEGA force/megaforce_numero23/Megaforce num.23 décembre 1993 p101.jpg)



  • Plok! (SFC) 24.04.2022

    On continue dans la série des platformers méconnus du grand public avec Plok! (le point d’exclamation a disparu du titre dans les versions occidentales). Exclusif à la Super Nintendo et développé par Software Creations, Plok sort aux USA en septembre 1993, au Japon en décembre de la même année et le mois suivant en Europe. Les éditeurs sont respectivement Tradeweb (USA), Nintendo (Europe) et Activision (JP). Plok est l’œuvre des frères Pickford, qui ont notamment travaillé sur Maximum Carnage ou bien encore Equinox au sein de Software Creations toujours.

    Plok connut un développement particulièrement long et compliqué de… 5 ans ! Ce qui n’est pas loin de constituer un record pour l’époque. L’idée initiale consistait à baser le jeu entier sur son personnage principal et son univers pour en faire une mascotte, à l’instar d’un Sonic ou d’un Mario, toutes proportions gardées bien sûr ! Malheureusement, malgré un bon accueil de la presse, Plok n’a pas connu le succès escompté…

    Vous incarnez donc Plok, un petit bonhomme rouge et jaune qui se la coule douce sur son île, Akrillic Island. Jusqu’au jour où le joli drapeau flottant au-dessus de sa maison disparait. Il vous faudra donc partir à sa recherche. Une fois le drapeau retrouvé (à l’issue du premier monde, Cotton Island), vous vous rendrez vite compte qu’il a en fait été dérobé par une colonie entière de puces qui ont infesté les îles environnantes… Votre tâche consistera alors à vous débarrasser de toutes les puces de chaque niveau pour ouvrir l’accès au stage suivant, et ainsi de suite.

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    La direction artistique s’avère de toute beauté, avec une large palette de couleurs très chatoyantes qui collent à merveille avec l’univers déjanté du soft. Malgré son univers enfantin (quoi que certains ennemis s’avèrent assez creepy), Plok dispose d’un vrai cachet et a une identité graphique bien à lui, qui tranche totalement avec les autres platformers 16-bits.

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    A la manière de Rayman, les membres de Plok se désolidarisent pour frapper les ennemis à distance. Mais contrairement au héros de Michel Ancel, vous pouvez également envoyer vos pieds, en plus des traditionnels poings. Parfois, vous devrez même carrément sacrifier un ou plusieurs de vos membres pour activer un interrupteur qui modifie en général un élément du décor, vous permettant ainsi de poursuivre votre progression. Pas d’inquiétude cependant, vous retrouverez le membre manquant plus loin dans le niveau, accroché à un ceintre. A certains moments, vous devrez même abandonner tous vos membres, Plok étant alors réduit au statut de bonhomme-tronc, totalement inoffensif et assez complique à manier (il effectue des petits bonds random). Fort heureusement, des items sous forme de gros cadeaux vous octroient des déguisements (boxeur, lance-flammes, cowboy, chasseur, astronaute, différents véhicules, etc.) vous permettant d’obtenir une capacité spéciale une dizaine de secondes mais aussi et surtout de récupérer tous vos membres. Il ne faudra pas non plus faire l’impasse sur les gros diamants droppés par certains ennemis, vous rendant momentanément invincible, indispensable pour passer des rangées de piques par exemple.

    Vous disposez d’un saut classique, mais aussi et surtout d’un super saut périlleux en boule vous permettant de sauter beaucoup plus haut. Il sera impératif de maîtriser sa trajectoire assez spéciale pour parvenir à passer les derniers stages. Vous pourrez également faire appel à des frelons (ils s’obtiennent grâce à des items dédiés) qui attaqueront les ennemis à votre place, même si je ne m’en suis pas particulièrement servi de mon côté…

    Le level design aurait gagné à être un peu plus construit. La plupart des niveaux vous obligeront à faire du backtracking pour venir à bout de toutes les puces présentes dans le niveau, certaines étant particulièrement bien planquées !

    Ne vous fiez pas à l’aspect enfantin de Plok!, il est d’une difficulté redoutable ! Si les premiers niveaux ne vous poseront pas de problème majeur, le pic de difficulté monte d’un cran à partir de la moitié du jeu, notamment au stage Creepy Forest. Du par cœur associé à du skill de tous les instants, des ennemis beaucoup trop rapides et résistants (même les puces, avec leurs sauts aléatoires). Et ne comptez pas trop sur les rares items de soin (des fruits accrochés à des arbres qu’il faut taper à plusieurs reprises pour récupérer un peu plus de vie) pour refaire le plein de santé. Ou encore les coquillages disséminés dans chaque niveau (100 coquillages = 1 one-up)...

    Plok! m’a donné tellement de fil à retordre en normal que je me suis finalement rabattu sur le mode easy, ce dernier étant amputé du monde en noir et blanc où l’on dirige Papy Plok (cf photo), du tout dernier monde mais aussi de quelques boss, dont la Reine des Puces (le boss final)... Quoi que concernant les boss intermédiaires, il semble être possible de les affronter malgré tout puisqu’après avoir cramé un continu en easy, je me suis coltiné les Penkinos Brothers, absents de ma run précédente, bizarre… En contrepartie, les ennemis sont un peu moins résistants et vivaces, vous infligeront moins de dégâts et vous aurez des continues supplémentaires. Mais croyez-moi sur parole, venir à bout du mode easy ne sera pas une mince affaire. Plok! nécessite une concentration de tous les instants, il vaut mieux avancer à pas de fourmi plutôt que tête baissée…

    Mention très spéciale pour les incroyables musiques des géniaux frères Follin, qui nous offrent des sonorités uniques repoussant le chipset sonore de la Super Nintendo dans ses derniers retranchements. Variées, rythmées, complexes, elles justifieraient presque à elles seules l’achat du jeu. L’intro à l’harmonica donne le ton, gros coup de cœur pour le thème de boss également, dark et complètement barré (je vous laisse le soin de l’écouter). La bande-son constitue sans aucun doute le gros fort du jeu, au côté de la direction artistique.

    En conclusion, un très bon jeu de plateformes qui offre un petit vent de fraicheur bienvenu. Je retiens avant tout ses musiques et son univers très coloré. Je tenterai peut-être de le finir en normal prochainement sur le support original, même si je crains pour ma santé mentale… Vraiment dommage qu’il soit aussi dur et long, et ce sans aucun système de sauvegarde ni de mot de passe… Un titre qui gagne à être (re)découvert, mais plutôt dans ses versions occidentales, la version jap cotant autour de 300-400€ de nos jours. Pour la petite histoire, j’avais acquis mon exemplaire chez Regis de RetroGameShop en novembre 2017 pour 150€, un prix manifestement révolu...

    Ma note : 15.5/20

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    Reviews de la presse spécialisée à l’époque :

    Banzzai #22 (Mai 1994) : 89% par DAV

    « Plok est un modèle du genre. Dommage qu’il soit aussi difficile ! »

    Logithèque : « Plok est le concentré des nombreux jeux de plateformes disponibles sur Super Nintendo : map à la Mario, animation à la Mr Nutz, graphismes à la Magical Quest.. Bref, toutes les bonnes idées nécessaires à un bon jeu de plateforme sont réunies. Que demander de plus sinon la perfection ? »

    Les pour : Les plus jeunes apprécieront beaucoup Plok. De très jolis graphismes. Les énigmes de certains niveaux ajoutent un plus à l’intérêt général.
    Les contre : Quasiment impossible de finir le jeu en mode normal.

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    Joypad #30 (Avril 1994) : 93%

    J'aime : Un jeu de plate-formes original et en français. Une bande sonore absolument fabuleuse ! Des graphismes mignons et colorés.
    J'aime pas : Heu... Les amateurs de jeux virils seront déçus.

    Graphismes 17 Animation 17 Maniabilité 15 Son/Bruitage 19

    OLIVIER : « Quelle surprise que ce Plok, car je ne m'attendais vraiment pas à un grand jeu. Ce petit personnage est follement drôle, avec son corps qui se disloque et ses aventures rocambolesques. Les graphismes sont superbes de couleurs et de dégradés et cette touche enfantine est géniale, même si elle laisser planer un doute au début du jeu. On se demande en effet s'il ne s'agit pas là d'un jeu pour les tout petits. Mais non, le jeu est immense et bourré d'astuces, tant et si bien qu'on peine pour en venir à bout. Plok est bourré de bonus, de salles secrètes et d'originalités (comme les transformations du héros). La musique est à tomber par terre de bonheur, et d'ailleurs, Robby ne s'en est pas encore relevé ! La maniabilité est excellente, avec une précision à toute épreuve. Quand un jeu de plate-formes est aussi original et fun, tout en gardant un challenge de longue haleine, on ne peut que féliciter les développeurs et courir acheter la cartouche... »

    TRAZOM : « Pour un titre qu'on n'attendait pas, c'est une sacrée surprise ! Bon, d'accord, ne nous emballons pas trop vite, c'est un bon petit jeu, sans autre prétention que de nous donner de la plate-forme pure et dure, mais tout de même... En effet, pas mal d'atouts plaident en sa faveur : des couleurs magnifiques, une animation de scrolling excellente, et surtout une maniabilité exempte de tout reproche, un peu comme celle de Megaman X, que l'on a testé récemment. Au point de vue intérêt de jeu, on est toutefois loin du compte. On a, en fait, des séries de niveaux à finir, mais l'ensemble est loin d'être homogène, ce qui est assez désolant. Comme on est "positif" à Joypad, on dit que c'est très original, et que c'est quand même bien trouvé comme truc ! En plus, les musiques sont géniales, ce qui ne gâche rien. Allez, éclatez-vous bien, les amis ! »

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    Player One #41 (Avril 1994) : 90% par Milouse

    En résumé : "Au milieu de toute une flopée de jeux moyens, Plok est un rayon de soleil dans l'univers des jeux de plate-forme. Mais quelle difficulté !"

    Graphisme 91% Animation 89% Son 90% Jouabilité 90%

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  • James Pond II: Codename RoboCod (MD) 24.04.2022

    Développé par Vectordean (avec Chris Sorrell aux commandes) et édité par Electronic Arts, James Pond 2 sort sur Mega Drive (et sur à peu près toutes les consoles de l'époque) au tout début de l'année 1992, quelques mois après les versions Amiga et Atari ST. Trilogie sur MD, ce 2ème opus est considéré à juste titre comme le meilleur de la série. Bizarrement, c'est le seul à avoir atterri sur le territoire nippon, les éditeurs japonais préférant sans doute ne pas prendre le risque de sortir un europlatformer sur leur marché...

    Le soft vous place aux commandes de James Pond, un agent secret qui se trouve être aussi un poisson rouge (???). Vous allez devoir déjouer les plans de l'infâme Docteur Maybe, qui s'est emparé de l'usine à jouets du Père Noël située au beau milieu de l'Arctique pour empêcher la livraison des cadeaux en cette veille de Noël. Vous devrez également désactiver des pingouins piégés à travers les différents ateliers de conception de jouets.

    James Pond 2 s'amuse à parodier quelques grands classiques du cinéma, l'agent 007 en tête bien sûr mais aussi Robocop (comme le sous-titre du jeu le laisse à penser). D'ailleurs, dans l'introduction, vous pourrez entendre le célèbre thème musical du robot-flic de Detroit...

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    James Pond 2 est l'un des premiers jeux commerciaux à bénéficier d'un placement de produits, aux côtés de Zool et ses fameuses Chupa Chups. Ici, ce sont les biscuits Penguin de la marque anglaise McVitie's qui sont mis à l'honneur.

    En pratique, vous vous baladez dans une sorte de hub central (la fabrique à jouets du Père Noël) et débloquez un à un les différents mondes qui se cachent derrière chaque porte. A chaque monde correspond un atelier spécifique avec une thématique bien précise : articles de sport, peluches, sucreries et confiseries, voiturettes et petits trains, salles de bain (avec quelques passages aquatiques), jeux de cartes et jeux d'échec, instruments de musique (vous allez même pouvoir sauter de partition en partition !) pour finir sur le thème du cirque. Au total ce sont 13 mondes qui vous attendent : 9 correspondant à des fabriques de cadeaux et 4 à des combats contre des boss (un ours en peluche maléfique, une grosse voiture énervée, une Dame de Coeur lévitant dans les airs et vous attaquant à coup de cartes à jouer, et enfin un gros bonhomme de neige en guise de boss final).

    Les graphismes étaient une franche réussite pour l'époque, avec une résolution élevée (bien meilleure que celle de la version SNES soit dit en passant, renommée Super James Pond II pour l'occasion). Les tableaux sont nombreux et colorés, dans le plus pur style micro. On pourra malgré tout reprocher aux arrière-plans qu'ils n'ont ni queue ni tête. Ils sont en général constitués d'un fond noir et d'un ou plusieurs motifs répétés à l'infini. Le ton sur ton peut parfois un peu nuire à la visibilité... De rares ralentissements sont à signaler, lors d'un stage où vous devez vous frayer un chemin entre des lanceurs de missile par exemple. L'animation est sans faille et souvent poilante, notamment James Pond qui utilise ses nageoires caudales à la manière de pieds humains.

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    Côté gameplay, vous pouvez sauter sur le crâne des ennemis ou bien encore vous recroqueviller sur vous-même (notamment en plein saut) pour leur infliger des dégâts. Mais le principal ajout de cette suite réside dans le robo-combi, qui vous permet d'évoluer sur la terre ferme (là où le premier opus se déroulait intégralement dans l'eau) mais aussi et surtout de vous étirer indéfiniment dans les airs par simple pression du bouton A... Dhalsim peut aller se rhabiller ! Grâce à cette spécificité, James Pond 2 peut atteindre des endroits très en hauteur puisqu'il s'agrippe à n'importe quel objet physique (saut les caisses renfermant des items). Il peut s'étirer jusqu’à ce qu’il soit touché par un ennemi ou bien qu'il atteigne le plafond. Mine de rien, cette feature permet de repenser le level design en profondeur, même si on pourra arguer qu'elle n'est pas suffisamment exploitée dans le jeu (elle trouve surtout son utilité dans la première moitié de l'aventure). Vous pourrez également mettre la main sur différents items : invincibilité temporaire, des ailes pour vous élever dans les airs mais aussi 3 véhicules différents : avion, voiture voire une baignoire volante (!).

    Les niveaux ont le mérite d'offrir une grande variété, avec un level design tantôt horizontal tantôt vertical. Certains sont labyrinthiques à souhait puisqu'il vous faudra mettre la main sur tous les pingouins piégés qui parsèment les lieux, afin d'activer la borne Exit et de pouvoir ainsi passer au stage suivant. D'autres sont beaucoup plus linéaires, avec même pour certains un scrolling forcé (en particulier celui où vous évoluez sur un train en marche, stage réussi mais beaucoup trop court). Vous aurez même droit à un niveau dans lequel la gravité est inversée. Bref, les idées ne manquent pas...

    Les musiques sont d'une gaieté entraînante mais elles finissent vite par taper sur le système, ne se renouvelant pas suffisamment. Vous allez entendre le thème principal encore et encore jusqu'à friser l'indigestion auditive... D'autres thèmes évoquent les fêtes de Noël (Jingle Bells, We wish you a merry Christmas, etc).

    Si sa difficulté paraît anodine aux premiers abords, James Pond 2 se corse sur la fin. Il est impossible de récolter plus de 5 vies et les passwords répondent aux abonnés absents, dommage... James Pond 2 fait partie de la catégorie des jeux où il vaut mieux avancer prudemment plutôt que de partir bêtement à l'abordage. Cela est notamment dû à quelques bugs de collision et une hitbox souvent approximative. A plusieurs reprises (notamment face au boss final), je pensais sauter sur la tête des ennemis mais je me voyais malgré tout infliger des dégâts. Les niveaux sont truffés d'items pour faire du scoring mais il faudra vous concentrer sur les étoiles (qui permettent de regagner une barre de vie) ou bien encore les 1-up symbolisées par des têtes de James Pond... Ne vous fiez pas à son aspect enfantin, James Pond 2 devrait vous tenir en haleine quelques heures voire quelques jours...

    Si vous galérez un peu trop à votre goût, voici la liste des cheat codes :

    https://gamefaqs.gamespot.com/genesis/586251-james-pond-ii-codename-robocod/cheats

    Dans le hub central, au tout début, en récupérant les 5 objets dans cet ordre ("C"ake "H"ammer "E"arth "A"pple "Tap" pour former le mot CHEAT), vous vous verrez attribuer une invincibilité temporaire de 10 minutes, que vous pouvez utiliser plusieurs fois dans le jeu. Matt Murdock avait d'ailleurs partagé cette astuce dans un épisode de Televisator (à partir de 10:50 dans le lien ci-dessous).

    https://www.youtube.com/watch?v=M0952TQuzZI&list=PL1qArZt9FhMqRttrKKEmeXT7TyfskkO0N&index=8

    En conclusion, James Pond 2 constitue un bon jeu de plateformes, efficace mais qui ne brille pas vraiment par son originalité. Je retiendrai surtout ses graphismes fins et son univers onirique. Dommage qu'il soit aussi répétitif et que les hitboxes hasardeuses (le principal grief à mon sens) entachent une jouabilité plutôt bonne au demeurant.

    Si vous voulez une étude comparative de James Pond 2 sur chaque support, je vous renvoie vers cet excellent article :

    https://retroarchives.fr/james-pond-2-codename-robocod/

    Ma note : 14/20

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    Reviews des magazines spécialisés de l'époque

    Consoles + #5 (janvier 1992 / pages 44-45-46) : 88% ‘’MEGA GAME’’

    « Graphisme sublime + action passionnante + des tonnes d’écran secrets + jouabilité d’exception = le plus grand ‘’plateformes’’ sur Megadrive ! »

    Présentation 89% Graphisme 93% Bande-son 93% Jouabilité 90% Durée de vie 84%

    RAD : « Il ne faut pas se le cacher. Robocod s’est largement inspiré des grands hits de plate-formes comme Sonic ou Super Mario. Mais il en a pris toutes les qualité et abandonné tous les défauts. Le jeu est passionnant, bourré d’écrans secrets à découvrir. Les graphismes sont remarquables, soutenus par un scrolling parfait, tout spécialement dans les scènes de train… Et surtout, sa jouabilité est complètement exceptionnelle. Quasiment du jamais vu sur Megadrive, et je ne blague pas ! Electronic Arts a fait du très bon boulot. Sûr que Robocod va faire mal, très mal ! »

    JULIAN : « Un jeu qui a pour vedette un poisson robotique ne peut être tout à fait normal, mais là, on dépasse les bornes du délire ! La cartouche vous ahurit réellement, avec des graphismes étonnants, des spirtes formidables, des décors surréalistes et des effets spéciaux superbes. Le son n’est pas mal non plus, avec de petites musiques très jolies qui vous bercent jusqu’à la nausée tout au long de la partie. Mais on retiendra surtout l’humour très particulier du jeu, qui en fait une cartouche tout à fait à part, exceptionnelle, inédite, stupéfiante. Déjà vu des ennemis aussi fous ? On vous cite, en vrac, des pingouins en biscuit, des caramels plus ou moins mous, ces petites voitures, des oursons vicieux, des bonhommes de neige, etc. Et tout cela rien qu’au premier niveau ! Ajoutez des trouvailles uniques, comme ce niveau où on saute dans tous les sens, ces écrans à l’envers, cette course sur le toit d’un train… Et des bonus secrets, des écrans secrets, des niveaux secrets, des jeux entiers secrets ! Une folie, qui est aussi intéressante à jouer. Car chaque niveau peut se résoudre de plusieurs façons, et même au cas où vous finiriez le jeu, il ne vous resterait plus qu’à le recommencer pour tout refaire… autrement, et mieux ! Mettez toutes ces qualités ensemble, et vous obtenez le plus grand jeu de plate-formes sur Megadrive… Oui, plus grand que Sonic ou Mickey ! »

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    Joypad #5 (janvier 1992 / pages 64-65-66-67) : 93% ‘’Superstar Joypad’’

    Graphismes 17 Animation 18 Maniabilité 18 Son 15

    J’m DESTROY : « Suite de James Pond, notre charmant poisson, Robocod (encore un pastiche) est un jeu de plate-formes pure souche. Par rapport à ses concurrents, les avantages de ce jeu sont nombreux, bien que l’on ne puisse pas tirer sur tout ce qui bouge (je sais que ce n’est pas le but du jeu, mais à moi ça me manque), tout est quasiment parfait dans cette réalisation. L’animation est somptueuse, le scrolling multi-directionnel suit parfaitement tous les sauts et tous les mouvements de notre poisson espion. Peut-être graphiquement un peu dégarni, on ne fait rapidement plus gaffe aux quelques manques dans ce domaine, tant l’action est entraînante et fait plaisir à voir. D’un intérêt tout à fait remarquable, ce titre d’Electronic Arts est un modèle du genre, original et tout et tout. »

    AHL : « Si nous avons vu arriver beaucoup de nouveautés sur Megadrive ce mois-ci, la plupart ne sont guère passionnantes et c’est Robocod qui m’a le plus éclaté. Pourtant c’est la conversion d’un jeu micro et la suite de James Pond, qui est loin de figurer parmi les tops de la Megadrive. Mais maintenant que James Pond s’est offert un robocombi, il est beaucoup plus rigolo et c’est un plaisir de le voir s’étirer comme un fou ou écraser ses ennemis sous sa masse. Et puis, il y a des trouvailles intéressantes, comme l’avion ou la perruque qui permet de voler. Ajoutez à cela quelques passages secrets et une réalisation soignée et vous obtenez un jeu de plateformes assez éclatant. Un jeu délirant comme je les aime. »

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    Joystick #23 (janvier 1992 / page 130) : 91% par T.S.R.

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    MEGA force #4 (janvier-février 1992 / page 82)

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    Player One #16 (janvier 1992 / pages 52-53) : 89% par Iggy

    Graphisme 91% Animation 86% Son 79% Difficulté 79% Durée de vie 85% Player Fun 91%

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  • Tom and Jerry (MD) 29.04.22

    Développé par Beam Software (une société australienne qui a essentiellement produit des JV tirés de diverses licences), Tom and Jerry: Frantic Antics! (plus simplement renommé Tom and Jerry dans sa version japonaise) est sorti uniquement aux US et au Japon, courant 1993 et fin 1994 respectivement. Il n'a donc pas eu le droit à une couverture par la presse spécialisée francophone, à ma connaissance du moins.

    Basé sur le film d'animation Tom et Jerry, il vous propose d'incarner alternativement le chat et la souris au sein des 8 niveaux qui composent le jeu. Pour une fois, les 2 fameux protagonistes font alliance pour venir en aide à leur amie Robyn, une jeune fille. Cette dernière apprend que son père est toujours en vie et essaie d'aller au Tibet pour le retrouver, mais sa tante Figg ne l'entend pas de cette manière ! Votre but consistera donc à retrouver Robyn dans un premier temps, puis de l'aider à échapper à sa vilaine tante.

    Sur le plan graphique et technique, on ne peut pas dire que Tom et Jerry casse des briques, surtout pour un titre sorti sur la période 1993-1994... Les décors s'avèrent beaucoup trop sommaires, même si les 2 premiers stages sortent un peu du lot. Les couleurs ne sont pas toujours bien appropriées, avec des teintes beaucoup trop sombres dans le stage des égouts par exemple. La représentation de l'eau dans ce niveau laisse franchement à désirer, tout comme le design de certains ennemis (les poissons) qui n'ont bénéficié d'aucun soin de la part des développeurs. D'une manière générale, le bestiaire (essentiellement constitué de rongeurs) ne se renouvelle pas suffisamment, même s'il faut reconnaître que certains sont plutôt réussis, comme le rat redneck armé d'une chevrotine. Seul problème, vous allez en rencontrer des tombereaux, et ce dans à peu près chacun des 8 stages... Les animations, amusantes mais trop raides, auraient gagné à être mieux décomposées...

    Les 8 stages ont au moins le mérite d'offrir des environnements variés : une banlieue typique des USA avec ses maisons blanches au gazon bien taillé ; une demeure délabrée en cours de démolition dans laquelle vous devrez retrouver Jerry ; une ruelle sombre et mal famée avec quelques passages aquatiques dans les égouts ; un salon cosy avec ses pianos, ses billards et sa bibliothèque (vous devrez mettre la main sur 2 morceaux d'un télégramme envoyé par le père de Robyn) ; un sous-sol dans lequel il faut trouver un panneau de contrôle pour libérer des chiens ; un grenier truffé de pièges en tout genre (voleurs, prises électrises défectueuses, etc) où vous devez mettre la main sur le sac à dos de Robyn et l’aider à s’échapper ; le traditionnel stage de la fête foraine avec ses ballons de baudruche, ses manèges et ses auto-tamponneuses ; et enfin le dernier stage, un grenier en proie aux flammes dont il faut parvenir à vous extraire, avant de régler son compte à la méchante tante sur le toit de la maison.

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    Le level design est plutôt simpliste, mais l’architecture parfois labyrinthique des niveaux vous obligera à quelques allers-retours. Vous devrez en général allez d’un point A à un point B, tout en récupérant les objets clés nécessaires (billet de télégramme, sac à dos, etc) pour terminer le niveau et accéder ainsi au suivant…

    Le gameplay se révèle assez basique. Contrairement à la plupart des platformers, vous ne pouvez pas sauter sur la tête des ennemis sous peine de perdre un peu de vie. Vous pourrez en revanche leur infliger des dégâts en utilisant la touche de dash puis le bouton bas (pas très intuitif en pleine action) pour réaliser une attaque en boule, à la portée relativement limitée. Vous pouvez également lancer des projectiles (par paquet de 10) qui varient en fonction des niveaux mais qui ont exactement le même effet : ballons de football américain, couvercles de poubelle, bouteilles d'encre, pieds de biche, briques de lait, etc. Pour remonter votre jauge de vie, vous devrez mettre la main sur des poissons (pour Tom) et des morceaux de fromage (pour Jerry). D'ailleurs, si vous en récoltez 100, vous obtiendrez une vie supplémentaire.

    Principal reproche, les contrôles manquent singulièrement de précision. Tom et Jerry donnent l'impression de glisser sur des litres et des litres de savon... Les sauts sont hyper approximatifs, un comble pour un jeu de plateformes ! Même après vous être familiarisé avec les commandes, il y a fort à parier que vous allez rater des sauts sans véritablement savoir pourquoi ! Les hitbox ne sont guère plus précises... En résulte un gameplay hyper frustrant, d'autant plus que la difficulté n'est pas très bien calibrée. Malgré des continues infinis, il n'y a aucun checkpoint dans le jeu donc si vous mourrez, vous devrez vous retaper l'intégralité du niveau. Le second niveau a failli me faire lâcher la manette (j'ai bien dû perdre 5 ou 6 lives), avec ses boulets de démolition qui vous one-shotent et un passage hyper putassier vers la fin... J'ai oublié de mentionner que certains ennemis apparaissent à l'écran au tout dernier moment (donc ils sont compliqués à éviter, même en connaissant leur emplacement)... Sans compter que les stages doivent s'effectuer en un temps limité, ce qui vous obligera à rusher fréquemment et donc à prendre des risques inconsidérés. Bref, vous l'aurez compris je pense, on prend vraiment très peu de plaisir à diriger Tom & Jerry !!! Comptez 30 minutes pour le finir en ligne droite. Personnellement, j’ai préféré me taper les 4 niveaux du jeu hier soir, reprendre mes esprits, laisser la console allumée tout la nuit et continuer ma partie ce soir en terminant les 4 derniers niveaux donc. Cela a rendu l’expérience un peu plus ‘’digeste’’, en tout cas moins frustrante…

    Les musiques (reprises d’anciens cartoons de Tom et Jerry pour la plupart) sont ultra répétitives et finissent rapidement par taper sur le système. Mais le pire réside sans doute dans les bruitages, très désagréables à l’oreille. Notamment lorsque l’un de vos personnages chute, ou bien encore lorsque vous vous trouvez sur une grue en mouvement. En un mot comme en cent, ils sont ratés, tout simplement !

    Pour conclure, Tom and Jerry est un jeu à peine moyen, qui pâtit de son manque d'originalité mais surtout de sa maniabilité totalement exécrable... Je vous mets au défi de le finir sans jurer ou pester une seule fois ! Une grosse part du budget est probablement passé dans l'achat de la licence, au détriment du gameplay et des graphismes... Son principal atout réside dans le mode 2 joueurs en simultané, c'est dire...

    Abordable dans sa version US, il est peu commun et assez cher dans sa version jap, qui présente la particularité d'avoir une notice à la fois en japonais et en anglais (il n’y a d’ailleurs aucun texte en japonais dans tout le jeu). J'avais fait l'acquisition de mon exemplaire (Mint et ultra complet) pour 90€ il y a près de 5 ans, je ne serais pas surpris qu'il ait un peu augmenté depuis... Raison supplémentaire s’il en était nécessaire pour ne pas l’acheter !

    Ma note : 10.5/20

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  • Gargoyles (MD) 07.05.22

    Développé par Disney Software et édité par Buena Vista Interactive, Gargoyles sort en 1995 sur Mega Drive uniquement (une version Super Nintendo était prévue mais elle n’a finalement jamais vu le jour). Ce platformer est exclusif au marché américain (quoi qu’il existe également une version brésilienne éditée par Tec Toy). Il est basé sur la série télévisée d'animation éponyme de Disney, étonnamment sombre et adulte d’ailleurs.

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    Vous incarnez seulement Goliath (le chef des gargouilles), tout d'abord en Ecosse, puis mille ans plus tard à Manhattan. En effet, « l'œil d'Odin » (un artefact extrêmement puissant créé par des sorciers Viking) que vous n'avez pu vaincre auparavant s’invite dans Big Apple, accompagné d’une armée de robots extra-terrestres.

    Votre gargouille possède une palette de mouvements particulièrement étoffée : saut, double saut, grimpette sur les murs voire au plafond, charge horizontale ou verticale, attaque à coups de griffe, projections, etc. Vous devrez régulièrement interagir avec des éléments du décor, en détruisant certains murs par exemple (pas toujours très bien indiqués).

    Visuellement, Gargoyles peut se targuer d’être l’un des plus beaux jeux de la 16-bits de Sega. Ce sont surtout les animations de la gargouille qui m’ont bluffé, fluides à souhait et parfaitement bien décomposées. Il suffit d'admirer Goliath bondir dans les airs ou ramper au plafond la tête en bas pour être conquis ! Les couleurs sont judicieusement choisies, avec un emploi assumé de teintes chaudes, rouges-orangées. Certains niveaux pourront sembler un peu plus ternes en comparaison...

    L’aventure se déroule sur 5 stages (subdivisés en 3 ou 4 parties) invariablement ponctués par un affrontement contre un boss. Ces derniers s’avèrent inintéressants et présentent des patterns ultra basiques, il suffira la plupart du temps de matraquer le bouton B pour infliger le plus de dégâts possibles à votre adversaire, avant que votre barre de vie ne se vide totalement… Seul le boss du stage 3 surnage un peu. Il s’agit d’une sorte de gigantesque arachnide logée dans une cage d’ascenseur en chute libre. Il faudra détruire chacun de ses membres depuis l’extérieur tout en veillant à ne pas tomber dans le vide, avant de pouvoir pénétrer au sein de la cage et de lui régler son compte une bonne fois pour toute…

    Revue complète des 5 stages du jeu :

    Stage 1 « Evil awakens » : Une succession de donjons et de tourelles à la pleine lune, avec un passage particulièrement frustrant vers la fin du niveau où il faudra sauter d’une paroi verticale à une autre tout en évitant les tirs enflammés des arbalètes (le timing est hyper serré et assez incompréhensible). Thor, le boss de fin de niveau, ne présente strictement aucun intérêt…

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    Stage 2 « Siege of the rookery » : Vous voilà à présent dans les entrailles de la terre, dans un niveau évoquant les enfers. Vous devrez activer des mécanismes pour éteindre des buchers qui entravent votre progression (Goliath craignant le feu). Ce niveau possède également son lot de passages frustrants. Vous affronterez finalement Vulcain, ruez vous sur lui le plus vite possible pour le mettre hors d’état de nuire.

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    Stage 3 « Stone and Steel » : Manhattan by night, peut-être le stage le plus réussi de tout le jeu. La direction artistique me rappelle fortement le Gotham City de la série animée Batman. J’ai déjà évoqué plus haut l’énorme araignée en guise de boss mais encore une fois, impossible de passer sous silence des phases de plateformes où vous devez passer d’un lampadaire à un autre tout en étant attaqué par des drones… Vraiment pénible et pas fun pour un sou ! D’autant plus qu’on rate parfois bêtement des lampadaires en plein vol sans trop savoir pourquoi, vous obligeant à recommencer la même phase encore et encore…

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    Stage 4 « Subterranean terror » : Un niveau bouche-trou assez court qui prend place dans un métro aérien, avec NYC en arrière-plan. Si le scrolling défile à toute allure, ce stage ne brille ni par son level design ni par son boss raté…

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    Stage 5 « The forge » : Une fonderie en tant que stage final donc (hommage à Terminator 2 ?) … Truffé de passages putassiers (notamment ceux où vous devez vous accrocher à un baril en mouvement) d’autant plus qu’une chute sera souvent synonyme de mort… Bon courage pour en venir à bout ! Le boss final (Demona protégée par l’œil d’Odin qu’il faudra donc détruire) s’avère une pure formalité…

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    J’ai mentionné dans pratiquement chaque stage des passages de voltige pénibles, énervants, voire même horripilants. Malheureusement, les contrôles manquent singulièrement de précision, revers de la médaille sans doute d’avoir des animations aussi travaillées. Les sauts sont imprécis et vous n’êtes pas non plus aidé par les éléments du décor, comme les rebords auxquels vous devez vous accrocher en plein saut et que vous raterez sans aucune raison valable. Impossible de ne pas mentionner également les hitboxes très approximatives, rendant les combats trop brouillons et donc peu amusants… Vous taperez souvent dans le vide, et je ne parle même pas des projections qui m’ont paru totalement hasardeuses… On se retrouve parfois bêtement bloqué et on peine à distinguer les éléments du décor avec lesquels il est possible d'interagir. A titre d’exemple, rien ne vous indique dans le premier stage qu’il est possible d’effectuer des charges au sol pour détruire le plancher et ainsi accéder à l’étage inférieur…

    Les musiques sont assez discrètes et franchement pas terribles. Les mêmes thèmes tournent en boucle... Les fans du dessin animé retrouveront quand même non sans délectation le thème phare de la série.

    Gargoyles présente une durée de vie standard, de l’ordre de la quarantaine voire la cinquantaine de minutes en ligne droite. Il est loin d’être évident, certains mobs de base pouvant aisément vous enlever le tiers voire la moitié de votre barre de vie. Et les items de soin laissés par les ennemis morts au combat n'auront qu'une très légère incidence sur votre jauge de vie... Pour une expérience un peu plus smooth, je vous suggère de le faire en easy. Et n’hésitez pas à utiliser des cheat codes si nécessaire, notamment celui vous permettant de regagner l’intégralité de votre jauge de vie en réalisant la manip suivante après avoir mis le jeu sur pause : A, B, Droite, A, C, A, Bas A, Droite, B et A. Pour avoir accès à l'intégralité des cheats, je vous renvoie vers ce lien Gamefaqs :

    https://gamefaqs.gamespot.com/genesis/586203-gargoyles/cheats

    En définitive, Gargoyles me rappelle un peu Aladdin sur Mega Drive (en beaucoup moins bien !) pour la qualité des graphismes et des animations, mais aussi une jouabilité loin d’être optimale, sans compter des masques de collision pas franchement convaincants… En y jouant et en le terminant, je n’ai pu m’empêcher de penser que les développeurs avaient axé leurs efforts essentiellement sur le graphisme et l’animation, au détriment de tout le reste... Content malgré tout d'avoir fait l'acquisition de cette repro en version jap.

    Ma note : 13/20

    Pour finir donc, un petit mot sur ce cartmod (exclu NGS, 30 exemplaires en PAL et 30 en jap de mémoire) signé Geffy & Format_c. Le niveau de finition force le respect, surtout pour un travail réalisé par des amateurs. Ils renvoient Limited Run Games et consorts à leurs chères études… Emballage en carton au top (façon boite MVS), qualité de l’impression de l’insert et du sticker de la cartouche, poster offert, mini carte dans le style Panini et même un petit mot personnalisé, ainsi que votre nom/psedo & numéro de cartouche lorsque vous lancez le jeu. Assurément du grand art, et pour un prix très doux qui plus est (37€ fdpin en colissimo), chapeau pour le boulot accompli les gars !

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    Test MEGA force #50 (Mai 1996) : 84%

    Son 16/20 Graphisme 13/20 Animation 15/20 Maniabilité 16/20 Intérêt 15/20

    En résumé : « Il se pourrait bien qu’une fois Goliath entre vos mains, vous ne résistiez plus à l’envie de le mener jusqu’au bout de son aventure ! La maniabilité es très bonne, l’ambiance appliquée et l’animation réaliste ; seuls les graphismes déçoivent. Un très bon jeu, assez difficile mais pas assez vaste malgré tout. »

    Les plus : Le personnage s’agrippe aux murs et possèdes pas mal de coups. Il est agréable à manier.
    Les moins : La difficulté est assez élevée mais le jeu demeure peu vaste. Les décors sont sombres et pas très beaux.

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  • Rambo 3 (MD) 08.05.22

    Développé et édité par Sega, Rambo 3 sort sur MD en 1989, soit 1 an après le film éponyme. Etrangement, il n’a été testé par la presse spécialisée qu’en 1990... Vous incarnez bien évidemment le personnage de John Rambo, interprété par Sylvester Stallone à l’écran. Votre tâche consistera à sauver votre père spirituel, le colonel Trautman, pris en otage par les Soviets en Afghanistan.

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    Dans le plus pur style run & gun en vue de dessus, Rambo dispose d’un arsenal plutôt fourni : un fusil-mitrailleur (dont les munitions sont illimitées), un couteau pour le corps-à-corps (assez risqué), un arc qui décoche des flèches à tête explosive (l’arme signature de John Rambo par excellence) et enfin des bombes à retardement. Certains ennemis dropperont des items A (pour Arc) et B (pour Bombes).

    L’action ne vous laisse pas une seule seconde de répit, les ennemis ayant une fâcheuse tendance à réapparaitre de toutes parts. Les munitions illimitées vous incitent clairement à défourailler du soviet à tout va… En même temps, vous êtes John Rambo… Vous n’avez pas été envoyé sur le front pour ramasser des pâquerettes !

    Les graphismes assez sommaires trahissent l’âge de Rambo 3, sorti en début de vie de la Mega Drive. Ils faisaient pourtant forte impression à l’époque. Les couleurs sont souvent ternes et les détails manquent cruellement… Quelques ralentissements sont à déplorer, essentiellement lorsqu’il y a trop d’ennemis à l’écran.

    Les 6 missions que vous devez accomplir proposent des objectifs assez variés (cf plus bas). Mention spéciale pour les affrontements façon duel face à un hélico ou un tank qui ont un véritable cachet et offrent un joli clin d’œil aux films Rambo. Armé de votre arc, vous devrez éviter les tirs ennemis, tout en tendant la corde et en ajustant le viseur pour décocher des têtes explosives. Fort heureusement, vous pouvez vous planquer derrière des éléments du décor (un rocher par exemple). Dommage malgré tout que vous n’affrontiez pas des ennemis plus variés (c’est également vrai pour les phases en vue de dessus d'ailleurs).

    Revue complète des 6 missions :

    Mission 1 : Infiltrez les lignes ennemies (n’hésitez pas à détruire les miradors à l’aide de vos bombes à retardement) puis affrontez un hélicoptère pas très résistant.

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    Mission 2 : Secourez les 3 agents secrets emprisonnés afin d’accéder à la sortie du niveau.

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    Mission 3 : Allez à l’arsenal (en détruisant tout sur votre passage bien sûr, notamment les jeeps ennemies) avant de faire exploser un tank lors d’un duel épique.

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    Mission 4 : Détruisez toutes les armes ennemies (Choppers, caisses de munitions, caisses… Sega !) afin de remplir la jauge à 100% et ainsi révéler la sortie du niveau. De loin le stage le plus long de tout le jeu puisqu’il dure… 5-6 bonnes minutes !

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    Mission 5 : Pénétrez la forteresse ennemie avant de descendre les 2 hélicos.

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    Mission 6 : Sauvez le Colonel Trautman en l’extrayant de sa cellule puis réglez leur compte au boss final, un duo constitué d’un tank et d’un hélico.

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    On retrouve quelques thèmes musicaux des films. Mais on ne peut pas dire que ces derniers soient particulièrement inspirés. Pire encore, ils sont recouverts par des bruitages beaucoup trop forts et assez moyens, la sulfateuse en tête...

    Principal grief à l’encontre de Rambo 3, il est beaucoup trop court puisqu’il faut compter à peine une petite vingtaine de minutes pour en venir à bout. Il est vraiment facile en Normal (il y a 4 modes de difficulté : Easy / Normal / Hard / Hardest)… Si vous souhaitez un challenge plus conséquent, passez directement en Hard et/ou réduisez le nombre de vies (jusqu’à 5). Les continues sont infinis il me semble. Vous pourrez toujours tenter d’améliorer votre score (indiqué à chaque fin de mission) qui dépend directement du temps que vous mettez pour terminer chaque stage. Cela a au moins le mérite d’offrir un semblant de replay value, même si l’ajout d’un mode 2 joueurs aurait constitué un plus non négligeable.

    Vous n’en aurez vraisemblablement pas besoin mais il est possible de réaliser une manip lors du stage 2 qui vous rend invulnérable. La voici en vidéo pour ceux qui seraient intéressés :

    En conclusion, un assez bon run & gun qu’il faut replacer dans le contexte de l’époque. Un bon nanard de la fin des années 80 / début des années 90, à l’image des films Rambo d’ailleurs ! Il fait quand même un peu pâle figure par rapport à un Mercs par exemple… Il aurait sans doute gagné à être plus long mais surtout à offrir davantage de variété !

    Ma note : 12/20

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    Tests de la presse spécialisée à l’époque

    Génération 4 Numéro HS A 02 (Octobre/Novembre/Décembre 1990) : 7/10

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    Joystick #9 (octobre 1990) : 84% par j’M DESTROY

    Graphisme 13 Animation 16 Maniabilité 18 Son 18

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    Micro News #29 (février 1990) : TOP du mois

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    TILT #82 (octobre 1990) : Intérêt 14 par AHL

    Graphisme 5* Animation 5* Bruitages 5*

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  • Wardner no Mori Special (MD) 15.05.22

    Converti par Visco sur MD, Wardner est à la base un jeu d’arcade développé par Toaplan et sorti par Taito en 1987. Ce portage, un des tous premiers réalisés par Visco sur la 16-bits de Sega et légèrement remanié par rapport à la version arcade, fut commercialisé uniquement au Japon et aux US en avril-mai 1991. Il existe également une version Famicom Disk System antérieure, sortie peu après la version arcade, en 1988.

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    Vous incarnez un petit garçon replet (dont la morphologie n’est pas sans rappeler celle d’Eric Cartman dans South Park) qui se balade tranquillement dans la forêt de Wardner en compagnie d’une petite fille (sa sœur ou sa petite amie peut-être ?) lorsqu’un spectre verdâtre vient kidnapper la demoiselle en détresse. Charge à vous de vous frayer un chemin au travers des 6 stages du jeu pour délivrer la jeune fille.

    La direction artistique pourra rebuter dans un premier temps avec des environnements assez dépouillés (les arrières plans noirs sont légion) et seulement 2-3 teintes de couleurs dominantes, essentiellement du vert, bleu et marron. Les animations s’avèrent relativement sommaires également... Pas de doute, nous sommes bien en présence d’un titre sorti en début de vie de la console. Malgré tout, il se dégage de ses environnements souvent très lugubres une identité assez forte, qui n’est pas sans rappeler d’ailleurs celle de plusieurs titres PC Engine, Jigoku Meguri et Youkai Douchuuki (‘’Shadowland’’) en tête. Le bestiaire contribue à cette ambiance glauque : zombies sans tête, goules, dragons, jeune femme se métamorphosant en une araignée gigantesque, etc.

    Revue complète des 6 niveaux :

    Stage 1

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    Stage 2

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    Stage 3

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    Stage 4

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    Stage 5

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    Stage 6 et fin

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    Il ne vous faudra que quelques minutes pour assimiler les commandes : un bouton de saut, un bouton de tir, la possibilité de s’accroupir et de grimper à des lianes ou à des échelles et c’est à peu près tout ! Pourtant, le gameplay est d’une précision redoutable : si vous mourrez, vous ne pourrez vous en prendre qu’à vous-même ! En ramassant des sacs et des coffres remplis d’or et/ou en tuant les ennemis, vous mettrez la main sur un véritable butin que vous pourrez dépenser en allant faire un tour dans le Shop à la fin de chaque stage . La sélection d’items est conséquente : différents talismans modifiant votre tir de base (zig-zag, tir tournoyant, tir horizontal à la cadence très élevée façon sulfateuse), une cape qui vous permet de vous faire toucher une seconde fois avant de mourir, une bobine de fil et une aiguille (même fonction que la cape) et enfin une horloge magique (qui vous octroie du temps supplémentaire pour terminer chaque niveau, ces derniers devant s’effectuer avant que le compte à rebours n’atteigne 0). Au cours des stages, vous pourrez également récupérer des orbes jaunes qui augmentent votre cadence de tir, élément indispensable contre certains boss.

    Wardner no Mori est clairement un jeu dans lequel il faut apprendre par cœur les séquences d’ennemis, de pièges ainsi que les patterns de boss. Foncer tête baissée sera irrémédiablement synonyme de Game Over. Au contre, il faudra que vous preniez votre temps, réfléchissiez à chaque action, même si le chrono vous impose de ne pas trop traîner en cours de route. Les pièges sont nombreux et particulièrement vicieux : presses hydrauliques, scies circulaires en mouvement montées sur des rails, jets de vapeur mortels, échelles sans issue qui vous feront perdre une vie (vous prendrez une pierre dans la tête si vous vous trompez d’échelle), etc. Sans compter les nombreux passages assez retors, à base de plateformes mobiles disposées sur des parterres de pics, des tyroliennes, des rangées de flammes, etc. Bref, il vous faudra pas mal de skill et de patience ! Si le premier stage ne devrait pas trop vous poser de problème, la difficulté augmente d’un gros cran dès le second niveau, mention spéciale pour les scies circulaires que vous devez éviter tout en remontant un tapis roulant dans le sens inverse. Cela passe au pixel près et cela vous demandera pas mal de sang froid !

    Les musiques signées Kazuo Okabayashi chez Toaplan sont simples voire même simplistes mais elles sont très réussies dans leur genre. Courtes mais percutantes, vous vous surprendrez sans doute à fredonner certaines d’entre elles après avoir éteint la console !

    La durée de vie est très réduite, comme souvent avec les portages de l’arcade. Une run complète vous prendra à peine une petite vingtaine de minutes. Pour vous faciliter la tâche, faites en sorte de récupérer le plus vite possible 3000 Golds afin d’acheter le talisman hélicoïdal (il ressemble à un soleil). Grâce à ce dernier, vous aurez accès à la meilleure arme du jeu, à la cadence de tir redoutable et qui inflige également de gros dégâts. D’une manière générale, essayez aussi rapidement que possible de vous débarrassez du tir de base, dont la trajectoire oblique n’est pas évidente à maîtriser. Warder no Mori Special est un soft exigeant mais à la difficulté finalement assez progressive. Dur mais juste, vous avez 7 continues pour en venir à bout et les checkpoints sont très nombreux. Vous reprendrez d’ailleurs votre partie là où vous l’avez laissée, même en utilisant un continue. Il n’est donc pas trop frustrant (clairement un bon point) même s’il ne conviendra sans doute qu’aux joueurs les plus chevronnés…

    Dommage qu’il soit aussi court, j’aurais volontiers signé pour 1 ou 2 niveaux supplémentaires. Le dernier stage est peu inspiré, vous vous contenterez d’enchainer les salles les unes après les autres, en affrontant les mid-boss et autres boss. Un peu regrettable d’autant plus que le level design de ce stage ultime n’est pas suffisamment travaillé (cf les passages interminables et assez crispants où vous devez sauter d’un rebord à un autre).

    En conclusion, assurément un bon platformer, pour les joueurs avertis certes, avides de die & retry à l’ancienne. Ne vous arrêtez pas à ses graphismes austères (le journaliste de TILT les qualifiait même d’« assez laids » dans son test), le gameplay millimétré et le rythme du jeu devraient vous donner suffisamment d’allant pour essayer d’en voir la fin ! Content d’avoir looté cet exemplaire en très bel état hier chez Retrogameplay à République (merci à l’ami Fiston au passage qui m’a donné ce bon plan) pour 90€, un prix correct (sa cote tourne autour de 70-100€), d’autant plus que j’ai également une mini notice traduite en français, similaire aux notices Guillemot présentes dans les jeux AES Euro. Cette acquisition me permet pratiquement de terminer ma collection MD jap, à 3-4 jeux près.

    Pour un complément d’informations, je vous renvoie vers le mini-test vidéo de Babigui :

    Ma note : 14/20

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    Tests des magazines de l’époque (j’ai seulement trouvé des reviews dans Joystick et TILT) :

    Joystick #17 (juin 1991) : 83% par J’m DESTROY

    Graphisme 15 Animation 16 Maniabilité 19 Son 16

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    TILT #92 (juillet-août 1991) : 17 par Jacques Harbonn

    Graphismes 3* Animation 4* Bruitages 3*

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  • The Ninja Saviors: Return of the Warriors (Switch) 16.05.22

    J'avais déjà fait une mini review de la version Super Famicom de 1994 (cf lien ci-dessous), un remake du jeu d'arcade de Taito de 1987 mais surtout un de mes beat them up préférés sur le support, très réussi techniquement et d'une grande richesse malgré le fait qu'il se joue sur un seul et même plan.

    https://forum.supagemu.com/topic/101/le-blog-de-kurush-topic-du-palmarès/97

    Sorti il y a près de 3 ans (en août 2019), j'ai enfin fait l'acquisition de ce remaster en version physique sur Switch développé par l'équipe de Tengo Project du studio Natsume Atari... Il était grand temps !

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    Comme toujours ou presque, le scénario tient sur un post-it. Banglar, un tyran despotique a pris le contrôle d'un pays autrefois prospère pour le mener à sa perte. La population opprimée a subi un véritable lavage de cerveau... Un groupe rebelle mené par un dénommé Mulk a pour ambition de renverser Banglar et son régime totalitaire, en le faisant assassiner. Pour mener à bien cette mission, dans une tentative désespérée, des androïdes prototypes de combat sont déployés sur le terrain et vous allez bien sûr incarner l'un d'entre eux !

    Si vous avez déjà eu l'occasion de jouer aux versions SNES/SFC, vous serez en terrain connu, ne serait-ce que sur le plan graphique. Le pixel art est toujours aussi plaisant (avec son look 16 bits) mais il a été remis au goût du jour : des sprites redessinés avec soin, des explosions retravaillées (elles sont dorénavant beaucoup plus impressionnantes) et des animations également revues à la hausse. L'affichage de base en 16/9 (on peut basculer en 4/3 si l'on préfère) fonctionne bien. On pourra éventuellement reprocher aux protagonistes et aux ennemis de base d'être moins imposants que sur SFC mais c'est sans doute pour coller davantage à ceux de la version arcade et aussi probablement une contrainte liée à l'affichage en 16/9. Par contre du coup, les environnements paraissent beaucoup plus étendus et les ennemis sont également beaucoup plus nombreux à l'écran (il n'est pas rare d'en affronter 5 ou 6 en même temps). Les boss ont également fait l'objet d'un soin tout particulier, cf le boss du stage 1, beaucoup plus impressionnant et badass, un véritable colosse mécanique ! Les ennemis emblématiques sont de retour : soldats, nains rebondissants dotés de griffes façon Vega, robots, yakuza, artificiers (snipers et/ou lanceurs de grenades), ninja lanceurs de kunai, etc. Un nouveau type d'ennemis fait malgré tout son apparition : un drone militaire assez difficile à atteindre. Pour les plus intégristes, il y a même la possibilité de rajouter des scanlines afin de simuler un rendu CRT, en paramétrant le nombre de scanlines affichées à l'écran.

    Les musiques réorchestrées (signées Zuntata dans la version originale) rendent un bel hommage à celles de la version 16 bits. On retrouve ce punch si particulier, avec des compositions (mention spéciale pour celle très japonisante du stage 5 est un modèle du genre) qui rendent les rixes encore plus frénétiques et excitantes. Les bruitages sont tout aussi réussis, les impacts résonnent bien... Ça castagne sévère ! Natsume/Taito ont tenu à faire plaisir aux nostalgiques puisque vous pourrez même débloquer les musiques originales de la version arcade en finissant le jeu une première fois.

    Côté gameplay, vous reprendrez vos marques quasi immédiatement, malgré une prise en main initialement un peu austère (due à l'absence d'un tutoriel jouable, il faudra en passer par le menu options et/ou lire la notice pour assimiler les nombreuses commandes). On retrouve les 2 barres principales : ''Armour'' (qui représente votre vie) et ''Battery''. La jauge de Battery se charge toute seule dans le temps mais elle se vide instantanément si vous subissez certains types d'attaques. Une fois pleine, vous pouvez activer une sorte de smart bomb qui impacte tous les ennemis à l'écran. Vous pouvez également déclencher des coups spéciaux en "consommant" des tronçons de cette jauge (en général le tiers voire la moitié de la barre). Tous les coups ou presque (hormis la smart bomb) se réalisent en général à l'aide de seulement 2 boutons et d'une direction. On se protège en maintenant le bouton de frappe appuyé, pas super intuitif je dois dire… Le nombre de coups déjà conséquent sur SFC a encore été nettement revu à la hausse, idem pour les projections. Peu de beat them up peuvent se targuer d'avoir une move list aussi riche… Un sans-faute ou presque !

    Le roster s'est également étoffé. Outre les 3 persos de base (Ninja, Kunoichi, Kamaitachi) déjà très variés et différents dans leur approche, vous débloquerez 2 persos supplémentaires en finissant le jeu 2 fois successivement. Tous les personnages ont leurs spécificités et les 2 petits nouveaux ne sont pas là pour faire joli, contrairement à bon nombre de beat them all dans lesquels les persos additionnels n'apportent pas grand-chose. Voici donc une présentation rapide du Club des cinq (non je ne parle pas de Claude, François, Mick, Annie et Dagobert !) :

    • Kunoichi, une cyborg spécialisée dans le combat aérien, qui compense des coups assez faibles et une portée réduite par une grande vivacité.
    • Ninja, un androïde géant, assez lourdeaud mais très puissant et aux projections dévastatrices.
    • Kamaitachi, le plus équilibré des 3 persos de base, avec des lames implantées dans ses bras. Bizarrement, c’était mon perso préféré sur SFC mais j’ai beaucoup moins de feeling avec ce dernier dans ce remaster… Il reste malgré tout hyper utile contre le boss final, avec sa projection qui lui permet de balancer les ennemis derrière lui comme de vulgaires pantins, idéal pour fissurer la vitre qui protège Banglar et lui infliger de gros dégâts.
    • Yaksha, la seconde femme du groupe, petite par la taille (1,55mm) mais à la poitrine généreuse (!!!). Elle dispose de bras télescopiques dont l’utilisation est assez jouissive : elle s’en sert pour se propulser mais surtout pour projeter les ennemis au sol ou bien les fracasser les uns contre les autres !
    • Raiden, un robot colossal de 4 mètres et 32 tonnes qui occupe près de la moitié de l’écran. En comparaison, Ninja semble tout droit sorti du jardin d’enfant ! Extrêmement bourrin mas finalement pas si évident à maîtriser, il a la faculté de se transformer en une sorte de véhicule qui largue des bombes. Il faut encore que je creuse ce perso mais pour le moment c’est sans doute celui auquel j’ai le moins accroché…

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    L’aventure se déroule sur 8 stages qui reprennent dans les grandes lignes ceux de la version SFC (boss identiques, environnements similaires, etc). Voici une petite revue de l’intégralité des niveaux :

    Stage 1

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    Stage 2

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    Stage 3

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    Stage 4

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    Stage 5

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    Stage 6

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    Stage 7

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    Stage 8 & Fin

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    Le jeu est légèrement plus long que la version SFC, une run complète sans perdre de vie vous prendra une petite heure. Assez difficile, il vous faudra bien dompter les principales techniques pour progresser sans heurts (il est impératif de maîtriser les projections pour venir à bout du boss final). Pourtant, Ninja Saviors n’est jamais frustrant, puisque les continues sont illimités et les checkpoints assez fréquents. La replay value est renforcée par l’ajout des 2 nouveaux persos, un mode difficile (que l’on débloque après avoir fini le jeu), un mode time attack, un ranking online, etc. Mais aussi et surtout par l’ajout d’un mode 2 joueurs, enfin !!! Vous pouvez donc jouer en coop avec un pote, en partageant la même jauge de vie et de charge.

    Le constat peut sembler idyllique jusqu'à présent mais quelques (menus) détails m'ont quand même fait un peu tiquer :

    • le sang vert (peut-être lié à ma version, à confirmer)
    • l'absence de cut-scenes et de scénarisation, du coup on enchaîne les stages sans véritable lien logique…
    • un gameplay à l'ancienne assez rigide, avec notamment des projections pas toujours évidentes à placer (c'est particulièrement vrai si vous jouez Kamaitachi)

    En définitive, un excellent titre qui se paie le luxe de surpasser la version SFC, avec un gameplay encore plus profond, un lifting graphique réussi, de nouveaux persos et un mode 2 joueurs en coop. De quoi considérablement allonger la durée de vie par rapport à la version 16-bits ! Un indispensable sur Switch (ou sur PS4, c'est à vous de voir). Des remasters de ce calibre, j’en redemande ! Je compte enchaîner prochainement avec un autre remaster de Nastume, sur Switch toujours... ;-)

    Ma note: 17.5/20

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  • Wild Guns Reloaded (Switch) 21.05.22

    Sorti sur Switch Avril 2018 (et en 2016 sur PC et PS4), Wild Guns Reloaded est donc le remaster des version SFC/SNES/SNIN parues respectivement en août 1994, juillet 1995 et octobre 1996. Dans ce shoot arcade type Cabal ou encore NAM-1975, on retrouve au développement Tengo Project et Nastume Atari, comme pour Ninja Saviors donc.

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    J’avais donné brièvement mes impressions dans mon finish de la version SFC fin 2015 (que le temps passez vite !), vous pouvez retrouver ce mini-avis ici-même :

    https://forum.supagemu.com/topic/101/le-blog-de-kurush-topic-du-palmarès/46

    Le gameplay peut être qualifié de « à l’ancienne », le but consistant à tirer sur tout ce qui bouge dans des tableaux fixes, tout en évitant les nombreux projectiles à l’écran. Encore une fois, le didacticiel est passé à la trappe... Il vous faudra assimiler les commandes et les subtilités de gameplay en zieutant le manuel virtuel via les options, mais aussi et surtout « à la dure », Wild Guns Reloaded constituant l’exemple-même du die & retry, l’apprentissage par l’échec. La difficulté vient du fait que l’on ne peut pas se déplacer lorsque l’on fait feu (votre perso se fige lorsqu’il envoie des pruneaux). En résulte un timing extrêmement serré pour tirer et un équilibre délicat à trouver entre attaque et déplacement. Les ennemis ne vous lâchent pas une seule seconde (il n’y a aucun temps mort !) il faut aussi surveiller ceux qui surgissent au premier plan et qui nécessitent une attaque spéciale pour vous en débarrasser (il faut appuyer 2 fois sur le bouton de tir pour déclencher une attaque au corps-à-corps), gérer vos déplacements, réaliser des sauts, doubles-sauts et esquives (saut + tir), freezer au lasso les ennemis un peu trop récalcitrants, sacrifier intelligemment les rares smart bombs à votre disposition pour tout nettoyer à l’écran et ne pas gâcher une vie, etc. Franchement, cela fait beaucoup de choses à gérer simultanément, même pour un joueur chevronné !

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    La difficulté de ce remaster a été nettement revue à la hausse : il y a plus d’ennemis à l’écran, l’affichage en 16/9 vous oblige à balayer une zone de tir plus grande à l’aide de votre curseur, etc. Vous disposez de 3 vies de base pour finir chaque stage. Fort heureusement, les continues sont illimités…. Préparez-vous à recommencer chaque level encore et encore… Bon courage pour le finir en Normal ou même en Easy ! Wild Guns Reloaded est assurément un jeu très exigeant ! Conscients de la difficulté, les développeurs ont ajouté spécifiquement pour cette version Switch un mode Beginner (mais aussi un Boss Rush) qui vous octroie un nombre de vies illimité, de quoi découvrir le jeu et le finir sans trop se prendre la tête.

    Les 2 persos de la version originale, Clint et Annie répondent bien évidemment présent. Mais 2 petits nouveaux viennent également se glisser dans le casting :

    • Bullet, un teckel à poil long accompagné d'un drone de combat qui cible automatiquement les ennemis dans une zone délimitée. Pensé pour les débutants, le canidé affiche une hitbox réduite par rapport à ses compères et il peut se déplacer tout en tirant. Incontestablement le perso à privilégier si vous ne voulez pas trop souffrir !
    • Doris, une rouquine à la carrure de déménageur, très lente mais redoutable avec ses grenades qui infligent de lourds dégâts. Idéale si vous jouez en multi pour faire mal aux boss par exemple !

    Grosse nouveauté de ce remaster il est possible de jouer jusqu’à 4 simultanément (en local uniquement). Je n’ai pas encore eu l’occasion de tester le mode multi mais j’imagine le foutoir à l’écran ! Vous pourrez également changer le skin des persos (4 couleurs différentes), la couleur des balles, etc.

    La direction artistique s’avère toujours aussi réussie, avec cet univers western steampunk inimitable, des environnements variés (village déserté, train en mouvement, mine d’or, coffre-fort rempli de lingots et de sacs de billets, etc), détaillés et partiellement destructibles. Le lifting graphique ne saute pas aux yeux mais il est perceptible, notamment concernant les explosions, l’affichage en 16/9 bien sûr, etc.

    Le jeu se plie en 30 minutes montre en main (sans utiliser de continue(s) bien sûr !). Il s’étale sur 6 niveaux (8 en réalité) constitués de 3 tableaux à chaque fois. Vous affronterez quelques sous-boss (un peu trop recyclés à mon goût d’ailleurs) mais aussi et surtout un boss à la fin de chaque stage. Ils vont vous en faire voir de toutes les couleurs, de vraies pompes à crédit ! Le premier et le dernier niveau vous sont imposés mais vous pouvez choisir l’ordre des 4 stages intermédiaires, comme dans Wild Guns. 2 nouveaux stages bonus font leur apparition, Underground et Flying Ship. Vous ne pourrez les obtenir qu’en jouant en mode Normal pour Underground (il remplace alors Desolation Canyon) et en Hard pour Flying Ship (il remplace alors Ammunition Depot). Je rajouterai peut-être à l’occase des photos de ces 2 stages, si j’arrive à me motiver suffisamment pour tenter le mode Hard… Ce qui n’est pas gagné honnêtement !

    Petit aperçu des 6 stages de base (il manque donc Underground et Flying Ship)

    Carson City

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    Desolation Canyon

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    Armored Train

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    Ammunition Depot

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    Gold Mine

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    Final Fight (et la fin du jeu)

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    Gros coup de cœur pour les musiques, qui restent toujours aussi excellentes. Hyper rythmées et percutantes, elles contribuent pour beaucoup à l’ambiance du soft. Mention spéciale pour celle des boss, entêtante comme rarement. Tout simplement une de mes musiques de boss préférées tous supports confondus !

    Alors, quoi penser de ce Wild Guns Reloaded au final ? Le constat est un peu plus mitigé que pour Ninja Saviors…. Même s’il est difficile de comparer les 2 titres, je trouve Wild Guns Reloaded un peu trop répétitif, sans compter que la difficulté est beaucoup moins bien dosée. J’oserais presque dire que Natsume Atari a rendu une copie un peu trop sage, extrêmement fidèle à l’originale mais qui ne prend pas suffisamment de risque. Vraiment trop punitif, j’en viens même à préférer l’original que je trouve beaucoup mieux équilibré en termes de difficulté. Au jeu des comparaisons, j’ai toujours eu une assez nette préférence pour Ninja Warriors Again par rapport à Wild Guns… Mon avis est encore plus tranché entre Ninja Saviors et Wild Guns Reloaded, ce dernier étant battu à plates coutures par le premier !

    Ma note :15.5/20 en solo (sans doute 16.5 en multi)

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    En bonus, une petite photo de famille des versions originales SFC et des remasters sur Switch… Une jolie brochette !

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